Le président de la République, Omar Bongo, le gouvernement, le Parlement, le Parti démocratique gabonais, lui ont rendu un dernier hommage mardi et mercredi.
LÉON Augé, l'ancien ministre et secrétaire exécutif du Parti démocratique gabonais (PDG), décédé le 21 novembre dernier à Libreville, à 73 ans, a été inhumé hier au cimetière de Plaine-Niger dans le quatrième arrondissement de la capitale gabonaise.
Après un parcours et une réalisation politique particulièrement dense, il a naturellement eu droit à l'hommage dû à un dignitaire de l'Etat. L'Exécutif, avec au premier rang le président de la République, Omar Bongo, qui n'a jamais cessé de manifester sa fidélité en amitié et a tenu à s'incliner personnellement devant la dépouille de celui qui fut un de ses "camarades" au sein du Parti démocratique gabonais (PDG), parti politique fondé par le chef de l'Etat, et collaborateur à la présidence de la République dès 1971 et au sein de l'Exécutif.
Léon Augé a fait son entrée au gouvernement en qualité de Secrétaire d'Etat à la présidence de la République en 1975 et demeura jusqu'au milieu des années 80. Secrétaire exécutif du PDG, il quittera la sphère politique à l'avènement de la démocratie en 1990, pour la fonction plus en retrait de Haut conseiller du président de la République pour les questions politiques, jusqu'en 1996.
Ce fut donc l'occasion pour Omar Bongo ainsi que ensemble des membres du gouvernement, de rendre hommage au disparu, mais également de saluer l'œuvre politique, culturelle et scientifique accomplie par Léon Auge, qui restera dans les annales de l'ex parti unique où il était présenté comme étant l'idéologue du PDG, comme une des figures marquantes de son histoire de hère pré-démocratique. Au sein de la famille judiciaire gabonaise - il était magistrat retraité - il fait bien évidemment figure de pionnier.
Cette présence du président Omar Bongo, en cette circonstance douloureuse pour la famille, les proches, amis et compagnons de l'illustre disparu, a particulièrement été bien perçue au sein de la communauté Myené de l'Estuaire, dont le défunt est issu et, plus généralement, dans l'opinion nationale.
La même perception fut aussi celle faite a la vue de la délégation du PDG, mais aussi du Parlement gabonais représenté au glus haut niveau, et des différentes institutions qui ont fait elles aussi le déplacement de la maison funéraire. Dès mardi dernier dans l'après-midi déjà, les présidents du Sénat, Georges Rawiri et Guy Nzouba-Ndama, de l'Assemblée nationale étaient à la tête de fortes délégations respectivement de leurs institutions. Ces deux institutions au sein desquelles siègent également plusieurs anciens "camarades", dont certains de la génération de l'illustre défunt, sont venus lui rendre l'ultime hommage de la Représentation nationale dans sa globalité.
Ces hommages ont, comme le veut la tradition en pareille circonstance, été inscrits sur le livre de condoléances, document dans lequel les personnalités les unes après les autres, ont au nom de leurs institutions respectives, exprimé leurs profonds regrets devant la perte de ce dignitaire et leurs condoléances les plus émues à la famille éplorée.
C'est donc en début d'après-midi, hier mercredi 27 novembre 2002, après l'office religieux, que Léon Augé a été conduit à sa dernière demeure.