Agent de la SGS, la victime voulait opposer une résistance aux bandits qui ont, nuitamment, fait irruption dans sa chambre dans une maison d'habitation commune. L'acte lui a été fatal.
Collaboration Adjaï NTOUTOUME
APRES une légère accalmie observée ces derniers temps, le grand banditisme semble refaire surface à Libreville. Ce qui s'est passé dans la nuit de vendredi à samedi dernier à 3 heures du matin au quartier Sotega( Etam-Alo), dans le deuxième arrondissement de la commune de Libreville, est la parfaite illustration du retour des bandits qui semblent ne reculer devant rien, ni personne.
En effet profitant de la pluie qui s'est abattue sur la capitale au petit matin de samedi, alors que bon nombre de Librevillois dormaient à poings fermés, un groupe composé de quatre bandits armes fait irruption dans un domicile au quartier Sotega. C'est au cours de cette intrusion qu'un agent de la Société gabonaise de service (SGS), Makalou Niaga, de nationalité malienne, a été tué de sang-froid par les voyous armés. La victime partageait une maison de quatre chambres avec ses trois frères et une ressortissante béninoise.
Diarra Lassina l'un des frères du défunt et témoin des évènements, raconte :
« C'est vers 3 h 45 que nous avons été secoués par des coups à répétition provenant de la porte centrale que les gangsters ont réussi à défoncer â l'aide d'une hache pour se retrouver ensuite au salon. Ne voyant rien d'intéressant à leurs yeux, ils se sont donc rués vers nos quatre chambres. C'est ainsi que nous nous sommes donc retrouvés impuissants face aux armes des bandits qui ont commencé à nous violenter ». Ne voulant pas se laisser faire par les bandits qui par la suite ont investi sa chambre, le vigile de la SGS a voulu opposer une résistance. Malheureusement cet acte de bravoure lui sera fatal. Il recevra une rafale en pleine poitrine. Foudroyant, le coup est parti d'un calibre 12 . Le brave vigile s'en sortira avec une main complètement broyée par les plombs.
A la suite de ce coup de feu dont la détonation aurait certainement ameuté le voisinage et donné l'alerte, les bandits ont aussitôt pris la poudre d'escampette abandonnant leurs armes ainsi que quelques effets volés sur le lieu du forfait.
Mais malheureusement pour l'agent de la SGS, l'irréparable s'était déjà produit. La victime a été retrouvée baignant dans une marre de sang. Conduit au salon, il a, avant de rendre l'âme, eu ces derniers mots « Ce n'est pas la peine de m'amener à l'hôpital je suis déjà mort. Au revoir les frères». De confession musulmane, le regretté Makalou Niaga été inhumé dimanche dernier au cimetière des musulmans sis au PK 12. Il laisse une femme et trois enfants.