Les recherches entreprises par la brigade de gendarmerie du Transgabonais ont révélé quelques indices pouvant conduire aux présumés meurtriers, peut-être aussi, à leur commanditaire UNE existence et un talent prématurément interrompus a jamais. L'artiste Serge Egniga vient de manière brutale d'être arraché à l'affection des siens, en début de semaine. Les circonstances de sa mort mystérieuse continuent de défrayer la chronique, laissant libre cours à toutes sortes de spéculations. Chacun y va de son commentaire. Même les plus invraisemblables. Au lendemain de cette mort suspecte l'enquête diligentée par la brigade de gendarmerie du Transgabonais, qui effectué le constat d'usage après la découverte sur les rails du corps déchiqueté par endroits, après le passage du train, a évolué d'un cran. Est-ce-à dire que l'énigme du décès d'Egniga est en voie d'être élucidée? Les indices rassemblés jusqu'ici prêteraient à l'accréditer. A l'évidence, les enquêteurs ont procédé méthodiquement en mettant à contribution toutes les indications apparentes pouvant conduire avec probabilité sur quelques pistes. Parmi ses proches, d'aucuns avancent la thèse d'un règlement de comptes. Cette piste n'est nullement à exclure... Au préalable, les coups de fil que la victime a reçus peu avant l'heure fatidique. Son répertoire téléphonique a été consulté, pour les besoins de l'enquête. Il s'avère qu'à 20 h 33 , Serge Egniga s'est entretenu avec sa belle-soeur Stéphanie Ndjali et leur conversation, aux dires de cette dernière, avait trait à un prêt d'argent qu'il sollicitait. Sans plus ! Celle qu'il a eue quatorze minutes plus tard (20 h 47) avec son frère aîné Martial Regondo de la Bicig et qui a duré environ trois minutes, était axée, elle sur son dernier spectacle. Les deux personnes précitées étaient-elles de si mauvaise foi, au point de chercher à contribuer à son élimination physique ? Rien ne le laisse supposer... Mais, ceux qui, vraisemblablement paraissent comme les premiers vrais suspects, sont bien ceux faisant partie du petit groupe composé de Patrice Akelé Ndong (gardé à vue à la Police judiciaire) et Wilfried Yaouba. Ces deux individus accompagnaient le soir du meurtre leur compère Jean Koumba, alias Boudin. C'est sur le chemin de retour qu'ils ont vu le chanteur assis sur les rails, dos courbé, et l'ont approché pour connaître les mobiles de ce retrait solitaire. Il leur aurait répondu qu'il prenait simplement l'air (!) et qu'ils se retrouveraient un peu plus tard à "SuperGab" d'Owendo ! L'artiste, aux dires de certains, aimait bien se retrancher seul, en quête d'inspiration. A ce qu'il semble ce trios surtout I'un d'eux Wilfried, un repris de justice, serait réputé dans le coin comme des gens infréquentables et qui n hésitent pas à user de la violence pour régler leurs comptes. C'est d'ailleurs beaucoup plus tard que Patrice Akélé Ndong et Wilfried Yaouba , présentés comme des présumés agresseurs, alerteront les parents du défunt. Ces derniers étaient rapidement mis au courant par un certain Debosso faisant partie des badauds qui s'étaient amassés autour du corps, au moment où les gendarmes effectuaient le constat d'usage. Pourquoi a-t-il cherché à les informer en premier lieu et non la femme du défunt ? Toujours est-il que Debosso se trouve aussi dans le collimateur des enquêteurs. Pourtant une question demeure jusque là sans réponse: quelle est donc la personne que Serge voulait absolument voir, a l'instant où son beau-frère le raccompagnait chez lui ? Mystère et boule de gomme! Tout compte fait, une information judiciaire sera ouverte, lorsque tout ce monde sera déféré devant le procureur qui décidera de placer les uns en état d'arrestation, les autres simplement sous surveillance judiciaire. Le puzzle se constitue au fil du temps et l'affaire n'a toujours pas livré tous ses secrets...
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