L'Agence française de développement (AFD) a signé avec l'Etat gabonais une convention de financement d'un montant global de 42,68 millions d'euros (28 mds de FCFA), a-t-on appris jeudi auprès de l'AFD.
Cette convention, qui marque la reprise effective de la collaboration entre l'AFD et le Gabon, va permettre d'aménager sur deux ans un tronçon de route de 185 km reliant la ville de Mitzic (220 km au sud-est de Libreville) à la localité de Lalara, sur l'axe menant à la frontière entre le Gabon et le Cameroun.
"L'axe Libreville-Yaoundé est en train de se mettre en place, avec en perspective une meilleure intégration régionale", a souligné lors d'un point de presse le directeur général de l'AFD, Jean-Michel Sévérino, venu à Libreville pour signer cette convention.
Ce dernier, qui effectuait sa première visite sur le continent africain depuis sa nomination à la tête de l'AFD en avril 2001, a salué la nouvelle politique économique du Gabon, "partenaire privilégié" du principal opérateur de l'aide publique française.
"La politique économique et financière du Gabon est prudente, raisonnable et responsable", a estimé M. Sévérino qui a pu rencontrer mercredi le président gabonais Omar Bongo ainsi que plusieurs de ses ministres.
Le directeur général de l'AFD a en outre salué "la politique de désendettement" du gouvernement, en particulier le remboursement à l'AFD de plus de 88 M d'euros d'échéances impayées qui a permis à l'agence de reprendre ses activités au Gabon où les décaissements en faveur de l'Etat avaient été interrompus en 1998.
M. Sévérino a également encouragé le pays à poursuivre son programme de privatisation, que l'AFD se dit prête à "accompagner" par des financements au secteur privé.
Plusieurs "pistes" de financement susceptibles d'intéresser l'AFD ont été évoquées avec les autorités gabonaises, a indiqué M. Sévérino. Il s'agirait en particulier de l'environnement, la gestion des ressources naturelles et l'amélioration des équipements urbains.
Il a par ailleurs suggéré aux autorités gabonaises de chercher à "capter l'épargne locale au lieu de faire appel à l'aide internationale".
Profitant depuis plus d'un an de la forte hausse du prix du baril de pétrole, produit qui représente entre 60 et 70% des recettes de l'Etat, le Gabon s'est lancé dans un vaste programme d'assainissement des finances publiques.
L'ancienne colonie française a également réussi à renouer avec les grands bailleurs de fonds internationaux, grâce à la signature d'accords avec le Fonds monétaire international (FMI), le Club de Paris et la BAD.
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