Son patron, Tokyo Sexwale, a signé hier avec le ministre du Pétrole, Richard-Auguste Onouviet, quatre conventions d'exploration et de partage de production (CEPP).
LA contribution du secteur pétrolier dans l'économie nationale est devenue une constante quasi-irréversible dont l'ampleur suscite de la part du ministère des Mines, de l'énergie, du pétrole et des ressources hydrauliques de la motivation pour pérenniser son développement et accroître ses opportunités d'expansion.
C'est donc avec un plaisir évident que le chef du département, Richard-Auguste Onouviet, a signé hier au "2 Décembre", quatre conventions d'exploration et de partage de production (CEPP) avec la société sud-africaine Ophir energy company limited représent éar son président, Tokyo Sexwale.
Les quatre contrats portent sur les blocs précédemment appelés Akori, DM2000, Otiti et Tolo, et désormais dénommés respectivement Gnondo, Manga, Ntsma et Mbeli.
Avec cette signature, le groupe sud-africain effectue son entrée au Gabon pour participer activement aux activités de recherche pétrolière.
« Le président omar Bongo Ondimba que je connais très bien, m'a toujours demandé de venir investir au Gabon. La signature de conventions de ce jour confirme notre souci de répondre positivement à cette invitation. Nous pensons que nous sommes ici chez nous. C'est en véritables amis que nous venons dans ce beau pays pour contribuer à son développement et pour renforcer l'axe Pretoria-Libreville sur le plan des affaires. Nous espérons que les Gabonais aussi viendront investir en Afrique du Sud pour renforcer le partenariat entre nos deux pays sur le plan des affaires » , a expliqué M. Sexwale dont la société est une filiale de Mvelaphanda, un important groupe économique et financier sud-africain voir encadré.
Les permis Gnondo, Manga, Ntsina et Mbeli sont situés en mer, au nord du domaine pétrolier gabonais, dans des profondeurs d'eaux allant de 200 à plus de 2000 mètres.
Ces permis couvrent une superficie respectivement de 3455, 2574, 3384 et 3299 km2.
LOGIQUE DE RECHERCHE• Ils ont déjà fait l'objet d'une exploration intensive, notamment par les sociétés BHP Billiton lnruted (ex-0titi et ex-Tolo), Elf Gabon, aujourd'hui Total Gabon (ex-Akori) et Marathon Oil company (ex-DM2000).
Ces blocs sont situés en partie dans un environnement pétrolier prouvé, à proximité de champs producteurs de plus ou moins grande taille comme Girelle, Plateau et Grand Anguille. Celui-ci a pu démontrer le bon fonctionnement du système pétrolier post-salifère.
Par leur situation géographique sur le plateau continental dans des profondeurs d'eaux conventionnelles, et en domaine plus profond, les réservoirs sénoniens et tertiaires qui sont traditionnellement recherchés sur le plateau continental et qui produisent déjà, seront de nouveau traqués dans les grandes profondeurs d'eaux.
L'acquisition de ces permis par la société Ophir energy courpany limited entre dans une logique de recherche de systèmes de distribution de ces réservoirs sur le plateau continental, le talus et la plaine abyssale.
« Gageons que la "traque" d'accumulation d'hydrocarbures qu'engage cette société puisse se solder par une ou plusieurs découvertes économiquement rentables », a déclaré le ministre Onouviet.
« Cette signature de contrats avec une société emblématique sud-africaine est un signal fort des relations qui existent entre nos deux pays. Les études réalisées par nos techniciens indiquent que vous ne serez pas déçus, que vous découvrirez du pétrole. A ce moment-là nous fêterons le premier baril de pétrole issu des permis, objet de la signature d'aujourd'hui. L'aventure du pétrole au Gabon n'est pas finie. Il y a plus que de l'espoir. Les premiers indices prouvent qu'il y a du pétrole dans ces blocs, reste maintenant à aller le chercher là où il se trouve », a déclaré Richard Auguste Onouviet en s'adressant à la délégation sud-africaine.
« Je vous exprime le bonheur du Gabon de constater qu'après d'autres sociétés, une société sud-africaine d'envergure s'intéresse aussi sous-sol gabonais. Merci pour la confiance que vous faites au Gabon. Bonne chance et à bientôt pour fêter votre premier baril de pétrole », a insisté le ministre en s'adressant à ses interlocuteurs sud-africains.
Ophir energy company limited a pour stratégie de constituer un ensemble de données homogènes sur les quatre permis, obtenues grâce à l'utilisation des techniques de pointe, et susceptible de mieux mettre en évidence le potentiel en hydrocarbures de ces permis.
ATTIRER ET ENCOURAGER• L'application des technologies avancées telles que le "sea bed logging", c'est-à-dire une méthode de détection directe des hydrocarbures, participera de sa stratégie.
L'action du gouvernement, à travers le ministère des Mines, de l'énergie, du pétrole et des ressources hydrauliques, est de ne ménager aucun effort pour attirer et encourager les investisseurs et particulièrement ceux qui sont motivés à faire l'exploration au Gabon, en les assurant du potentiel pétrolier encore attractif du Gabon reste encore.
La mission essentielle du ministère des Mines, de l'énergie, du pétrole et des ressources hydrauliques est la mise en oeuvre d'une politique de diversification économique par laquelle le souci d'efficacité concrète prime sur des choix théoriques et économiquement figés.
Cette politique s'est traduite par l'affirmation de la volonté du chef de département de donner corps aux orientations du gouvernement en matière de diversification des partenaires économiques et de renforcement de la confiance des investisseurs privés.
La mise en place d'un cadre juridique attractif reste le principal catalyseur de la stratégie ainsi amorcée.
L'année 2004 a jeté les bases d'un développement s'inscrit résolument dans durée. Celles-ci permettent aujourd'hui de relever les grands défis du développement et de la croissance dont la diversification de l'économie nationale constitue le principal centre d'intérêt.