Un préavis de huit jours a été déposé par les agents qui revendiquent une prime de souveraineté et de meilleures conditions de travail.
LE Syndicat des agents du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération (AAE) a donné jeudi à la mi-journée une conférence de presse dans les locaux dudit ministère, en présence de nombreux adhérents. Cet échange avec les médias s'est achevé par l'annonce du dépôt d'un préavis de grève de huit jours.
Selon le président du SAAE, André Assou Ello, le personnel des Affaires étrangères et de la Coopération, un ministère de souveraineté, revendique entre autres, une prime dite de souveraineté et de meilleures conditions de vie et de travail.
Rappelons que le Syndicat des agents des Affaires étrangères est né le 30 mars 2004 de la volonté manifeste de la majorité des agents de ce ministère. Il a été légalisé le 14 mai 2004.
Avec plus de 300 adhérents exerçant au siège de Libreville, selon le président, le vice-président Joseph Mbadinga et le secrétaire général Obame Ngoua, qui ont co-animé la conférence de presse, la naissance du SAAE répond au souci pressant des agents de voir s'améliorer les conditions précaires de travail et de vie dans lesquelles ils croupissent depuis des décennies. Ceci, malgré le caractère souverain du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, chargé de la Francophonie.
L'échec des négociations entre le bureau du syndicat et les agents du ministère d'un côté, conviés par la hiérarchie le 7 juillet 2004 pour discuter du cahier de charges élaboré et déposé par le personnel auprès du secrétaire général de leur ministère, leur principal interlocuteur.
Malheureusement, ont-ils déploré, les différentes rencontres qui ont suivi n'ont donné lieu qu'à des sorties d'intrigue, d'intimidation, de diversion et de diffamation à l'endroit des agents et des membres du bureau du syndicat de la part de la hiérarchie. Et pour rester dans la logique du respect du caractère souverain de l'administration des Affaires étrangères, le bureau du SAAE a affirmé avoir saisi en 2004, le président de la République, à travers une correspondance pour solliciter son arbitrage.
Une sollicitation, a laissé entendre André Assois Ello, qui est resté lettre morte jusqu'à ce jour.
Ainsi, ayant constaté la rupture complété, depuis plus huit mois, du dialogue et de la négociation, armes par excellence de la diplomatie, le bureau exécutif du SAAE a finalement déposé, à compter d'hier, un préavis de grève de huit jours.