Les taxis devraient recommencer à circuler normalement ce matin. Le collectif des transporteurs terrestres ayant décidé de prendre un mois d'observation, après un entretien avec les autorités compétentes.
LES populations librevilloises et celles d'Owendo peuvent pousser un ouf de soulagement. Les transporteurs terrestres, les taximen notamment, ont décidé de reprendre le volant à partir de ce matin. La "pause. de protestation~ observée depuis mercredi dernier par le collectif de cette catégorie d'opérateurs économiques n'aura donc duré que 48 heures a Libreville et ses environs.
Le porte-parole du collectif des transporteurs terrestres, Jean-Robert Menié, et son équipe, qui s'étaient insurgés contre les tracasseries policières, ont obtenu des garanties des pouvoirs publics quant au recentrage des contrôles routiers.
Hier, ils se sont longuement entretenus avec le conseiller porte-parole du ministre de la Défense nationale, Gervais Oniane, et des représentants du ministère de la Sécurité publique. Au terme de ces premières négociations, les responsables du Syndicat national des propriétaires de taxis du Gabon (Synaprotag), du Syndicat autonome des taximen du Gabon (Satag), de la Fédération syndicale gabonaise des transporteurs (Fesygat) et du Syndicat libre des transporteurs terrestres du bon (Syltteg), ont décidé, en guise de bonne volonté, de suspendre leur mouvement de grève pendant un mois, et d'attendre jusqu'à l'aboutissement complet des négociations.
La situation devrait donc revenir à la normale, après que les Librevillois ont éprouvé les pires difficultés à se déplacer pour se rendre au travail, à l'école, ou même pour les vigiles qui travaillent la nuit, regagner leurs domiciles.
Il faut dire que le mouvement de grève lancé par le collectif des transporteurs a été respecté aussi bien à Libreville qu'à Owendo. La majorité des taxis, notamment les taxis-bus, ont préféré garer, en attendant que leurs préoccupations soient prises en compte.
Toutefois, une minorité de transporteurs a circulé dans les quartiers périphériques, privilégiant ainsi leurs intérêts particuliers, au détriment d'une cause commune. Les porte-parole des transporteurs, Bile Ossa et Ondo Nkili, se défendent, en affirmant que le collectif a observé une ligne syndicale qui donne la liberté aux transporteurs de suivre ou non le mouvement de grève.
Ainsi, remercient-ils les usagers qui; certes, ont été les premières victimes de ce mouvement, mais qui les ont soutenus dans cette démarche protestataire.
Rappelons que les taximen se sont élevés contre les contrôles à but lucratif opérés actuellement par les policiers et lés gendarmes sur les routes communales.