Durant deux jours, les participants devront également chercher des stratégies communes d'aide au développement en vue du prochain cycle de coopération 2007-2011.
LE système des Nations unies organise depuis hier à Libreville, en collaboration avec le ministère de la Planification; un atelier sur le lancement du processus du Bilan commun de pays (CCA) et le plan-cadre des Nations unies pour l'aide au développement (UNDAF).
Dans son mot de circonstance, Mme Bintou Djibo, coordonnateur résident du système des Nations Unies au Gabon, a présenté à l'assistance les objectifs de cet atelier. Le CCA est la résultante d'un processus qui vise à examiner et à analyser l'état actuel du développement dans .le pays et identifier les questions clés qui pourraient bénéficier d'un appui du système des Nations unies et/ou des partenaires au développement.
Les conclusions dégagées constituent ainsi le départ des activités de plaidoyer et de dialogue sur, les politiques, et la préparation de l'UNDAF, qui a, quant à lui, été créé dans le souci d'introduire une cohérence accrue dans les programmes d'assistance des Nations unies au niveau du pays, avec le gouvernement.
L'UNDAF est en fait, a indiqué Mme Bintou, la réponse du système des Nations unies pour assister le Gabon à relever les défis de développement, notamment la lutte contre la pauvreté, l'autosuffisance alimentaire, l'éducation pour tous, l'accès aux soins de santé, les droits humains, l'égalité des sexes et la lutte contre le VIH/Sida. Il constitue également un instrument de plaidoyer pour la mobilisation des ressources.
A l'issue de cet atelier, les participants devront arriver aux résultats suivants : une meilleure compréhension du processus CCA/UNDAF, par les partenaires que sont le gouvernement, la société civile, le secteur privé et les bailleurs de fonds. Cela, dans le contexte des réformes de l'organisation dés Nations unies et des priorités nationales de développement. Ils devront également arriver à une appropriation nationale de ce processus, à un renforcement des capacités des partenaires sur les .approches transversales genre et droits dé l'Homme appliquées au CCA, à des équipes de travail mixte constituées devant` conduire ce programme de manière participative. On vise aussi une meilleure définition des rôles des uns et des autres dans ce processus, et enfin l'examen et la validation de son chronogramme.
L'ESPOIR • «Le système des Nations unies fonde beaucoup, d'espoir sur les résultats de ces assises qui vont contribuer, aux côtés du gouvernement, à la réalisation des Objectifs du millénaire (ODM) pour le développement qui sont un engagement-de la communauté internationale à œuvrer de manière concertée pour vaincre la pauvreté», a conclu Bintou Djibo.
Au nom du premier ministre, chef du gouvernement empêché, le vice-Premier ministre, Antoine de Padoue Mboumbou Miyakou, dans son allocution d'ouverture, a dit que le Bilan commun des pays est l'occasion pour le gouvernement gabonais et ses partenaires du système des Nations unies de faire le point sur l'efficacité des programmes qui sont actuellement en court d'exécution au titre de la coopération des Nations unies pour l'assistance au développement (2002-2006).
Le Gabon, a précisé Mboumbou Miyakou, est en passe de signer avec le FMI un programme de. trois ans qui va permettre au pays de disposer de possibilités nouvelles de réformes et d'ajustement de ses contraintes financières. Pour ce faire, le Gabon s'emploie désormais à mettre en place un cadre de planification et de programmation du développement. Aussi trouver des stratégies de croissance et de réduction de la pauvreté dont l'ambition assignée est d'une part, de refléter fidèlement les aspirations des populations cibles et de l'ensemble des acteurs au développement tout en collant aux objectifs du millénaire pour le développement que s'est fixé la communauté internationale- et auxquels notre pays a adhéré. Et d'autre part, de comporter des programmes chiffrés, assortis d'objectifs facilement quantifiables, mesurables à périodicité convenue .et cohérents avec les contraintes de financement du pays.
A cet effet, le vice-Premier ministre a exprimé toute la reconnaissance des hautes autorités du pays en tête desquelles Omar Bongo Ondimba au système des Nations unies pour l'omniprésence dans les grands défis de développement humain auquel le Gabon fait face. Avant d'exhorter les séminaristes à garder à l'esprit les objectifs que le gouvernement s'est fixés et à faire preuve de sagacité et de perspicacité afin d'analyser, le plus froidement possible, la situation actuelle de notre pays.