ON savait la compagnie nationale Air Gabon en grande difficulté. Mais ces maux paraissent avoir une toute autre ampleur lorsqu'ils sont détaillés par le chef du gouvernement. Devant les sénateurs hier, Jean-François Ntoutoume Émane a annoncé que le "Perroquet vert" se trouvait aujourd'hui "en cessation de paiement et ne devait sa survie qu'au soutien financier de l'État". Lequel devrait atteindre cette année le montant de 13,5 milliards de francs. Un effort que l'État ne peut supporter tout seul, compte tenu de la rigueur budgétaire imposée par le FMI. Le Premier ministre devait également répondre aux questions des sénateurs sur la montée de l'insécurité et la fermeture des universités. Sur ce dernier point, il a indiqué que les travaux avaient repris à l'UOB et à l'USS.
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