Les deux accords de projets entrent dans le cadre de la conservation et de la gestion durable des ressources forestières et halieutiques.
LE gouvernement gabonais et l'Organisation des Nations-Unies pour l'agriculture et l'alimentation (FAO) ont signé, vendredi, au ministère de l'Économie forestière, deux accords de projets portant, l'un sur la contribution des produits forestiers non ligneux à la sécurité alim1entàire en Afrique centrale, et l'autre sur le renforcement des capacités dès administrations et des organes régionaux des pêches de la zone COPACE/FAO dans la gestion durable des ressources halieutiques.
En paraphant les documents au nom du gouvernement, Emile Doumba, le ministre de l'Économie forestière, de la pêche et de l'environnement chargé de la protection de la nature, a qualifié les deux projets d'«importance pour la coopération entre le Gabon et la FAO» et de « contribution importante permettant au Gabon de concilier ses impératifs de conservation et de développement ».
Le représentant-résident de la FAO au Gabon, Tshikala Bulalu Tshibaka, a, lui aussi, estimé que les deux projet permettent au Gabon de « gérer ses ressources forestières et halieutiques aussi bien pour les générations actuelles que pour les générations futures ».
Le projet relatif à la contribution des produits forestiers non ligneux à la sécurité alimentaire en Afrique centrale bénéficie d'un don d'un montant de 913 702 dollars US, soit environ 548 millions de francs, offert par l'Allemagne et concerne la République démocratique du Congo, le Congo, le Cameroun, le Gabon, la République Centrafricaine et la Guinée Équatoriale.
OBJECTIFS. La FAO prendra à sa charge le recrutement, les voyages internationaux, les traitements et honoraires du personnel international (sauf volontaires). Les nominations du personnel international seront soumises à l'approbation du gouvernement.
La FAO procurera également l'équipement et les fournitures, et organisera des missions de suivi, viseront financées sur les dépenses du projet.
En contrepartie, les pays bénéficiaires, dont le Gabon, prendront toutes les dispositions voulues pour faciliter l'exécution du projet et aider le personnel de la FAO à obtenir les services et les facilités dont il pourrait avoir besoin pour mener à bien sa tâche.
Quant au deuxième projet, à savoir le renforcement des capacités des administrations et des organes régionaux des pêches de la zone Copace/FAO dans la gestion durable des ressources halieutiques qui durera quatre ans, sa mise en oeuvre bénéficie d'un don de la Suède d'un montant de 536 750 dollars US, soit environ 250 millions de francs.
Ce financement permettra de couvrir les frais de l'expertise internationale et l'acquisition des équipements nécessaires au projet.
En contrepartie, les pays bénéficiaires, dont le Gabon, doivent offrir le cadre de travail et prendre en charge les ressources humaines (personnel national) du projet.
RESULTATS• Il s'agira, dans le cadre de ce projet, de former le personnel des administrations et des organismes de gestion des pêches et de recherche des pays membres, soutenir et encadrer les administrations et organes de gestion, analyser les principales questions socio-économiques régionales et évaluer l'importance dès pêches artisanales dans l'économie nationale.
Les résultats attendus du projet sont: une amélioration de la connaissance de l'état des principales ressources, un renforcement des performances des outils de gestion des pêcheurs par la fourniture en continu d'informations fiables sur les stocks, une amélioration de la connaissance de la dimension économique de l'exploitation des pêcheries démersales et pélagiques et leur contribution dans l'économie nationale.
A titre de rappel, la Copace (Comité des pêches pour l'Atlantique centre-est) est un organe régional de la FAO créé en 1967. Il compte 33 États membres dont 20 pays africains.
La Copace a pour objectifs le suivi scientifique de l'état des pêcheries de la zone concernée, et de promouvoir une coopération régionale en matière de conservation et de gestion durable des ressources halieutiques.