Près d`une centaine de femmes commerçantes ont marché jeudi en direction de l`hôtel de la capitale gabonaise, Libreville, où elles souhaitaient rencontrer le maire pour protester contre la destruction de leurs étalages par des agents municipaux.
Elles ont été empêchées d`accéder aux locaux de la mairie par des policiers municipaux.
Il y a trois semaines, des agents municipaux, estimant que les commerçantes s`étaient installées anarchiquement à l`ex-gare routière de Libreville, ont procédé à la destruction de leurs étalages livrant ces femmes au chômage.
Les intéressées rétorquent que c`est par manque de place au marché central actuellement en pleine reconstruction qu`elles ont occupé provisoirement l`ex-gare routière.
La mairie, débordée par la demande, ne l`entend pas de cette oreille. Elle parle plutôt de sécurité car les commerçantes ont bloqué l`accès principal du marché Mont-Bouét, principal marché de la capitale gabonaise.
"En cas d`incendie comment seront organisés les secours", s`est interrogé un agent municipal.
Le marché central de Libreville avait été, en 2001, le théâtre d`un grave incendie qui l`a détruit aux 3/4, rappelle-t-on.