Le président de la République, Omar Bongo Ondimba, a apposé sa signature sur le document officiel par lequel la CRDV, N° 1 mondial danse secteur du fer, jouera le premier rôle dans l'exploitation du gisement de fer de Bélinga.
L'ÉTAT gabonais à signé, hier à la présidence de la République, l'acte solennel qui concède à la "Companhia vale do rio doce" (CVRD), une société brésilienne, l'exploitation du minerai de fer de Belinga. Le chef de l'État, Omar Bongo Ondimba, a lui-même apposé sa signature au bas du document qui accorde au groupe brésilien, l'exploitation d'un des, plus importants gisements de fer au monde encore inexploités.
Représentée à cette occasion par son président-directeur général, loger Agnelli, la compagnie brésilienne, leader mondial du secteur, sera l'actionnaire principal, avec au moins 51% du capital, de la future exploitation de cette mine de fer située dans la province de l'Ogooué-Ivindo. Un budget de 5 milliards de francs (10 millions de dollars US) est déjà prévu par le géant brésilien pour effectuer des sondages complémentaires et autres études métallurgiques pour avoir une idée plus précise des réserves et de la teneur en fer du gisement de Bélinga.
Faut-il ajouter que dans le registre de ses perspectives de développement, la vient aussi d'obtenir une autorisation de prospection de fer dans la province de l'Estuaire et deux permis de recherche dans les provinces de la Nyanga et de l'Ogooué-Lolo ?
Il faut rappeler que dans le cadre de la mise en valeur programmée par l'État du gisement de fer de Bélinga, un accord-cadre avait été préalablement signé entre le Gabon et la République populaire de Chine pour la réalisation de certaines infrastructures, notamment une bretelle de chemin de fer devant relier Boué et Bélinga pour l'évacuation du minerai vers le chemin de fer existant, une autre bretelle entre Ntoum et le Cap Santa Clara, où sera également réalisé un port en eau profonde, ces deux dernières infrastructures ayant pour but de faciliter l'exportation de la production.
Ces importants investissements devant être réalisés par un consortium international dirigé par la China Minmetal corporation, il ne restait donc plus à l'État que de trouver une société pour l'exploitation du minerai. Ce qui vient d'être fait grâce à la signature du contrat signé hier avec la société brésilienne CRDV. Occasion pour le ministre des Mines, Richard-Auguste Onouviet, de louer les efforts incessants déployés par le chef de l'État pour assurer le développement du Gabon. Et de l'en remercier du fond du coeur.
PROJET MANGANÈSE. En marge de cette convention, l'homme d'affaires brésilien, qui avait déjà effectué une visite dans notre pays en mars 2004, dans le cadre des activités de la Compagnie minière des trois rivières (CMTR) filiale de la CVRD et N°2 mondial du manganèse - a fait au président de la République le point de l'avancement du projet de mise en valeur des gisements de manganèse de Franceville et Okondja dans la province du Haut-Ogooué.
Après s'être réjoui de ce que l'Office des ports et rades du Gabon (Oprag) vient d'attribuer à la CMTR plus de 80 000 m2 sur le site d'Owendo devant ultérieurement accueillir une plate-forme industrielle et un port d'exportation du manganèse, M. Agnelli a annoncé au chef de l'Etat que dans le cadre de la finalisation de l'étude sur la production de manganèse, la CMTR compte installer à Franceville, dès le mois de mai 2005, une petite usine pilote qui produira un concentré de minerai à raison de 2 à 5 tonnes par heure, l'objectif étant d'affiner le procédé de traitement. Puis une seconde usine pilote se fera en octobre 2005 qui permettra la production de 40 000 tonnes à un rythme de 30 à 50 tonnes par heure. Il est prévu que cette production soit envoyée en Europe pour des tests de fabrication de ferro-manganèse.
La CMTR, déjà opérationnelle dans le pays, dispose d'un siège à Libreville et de deux antennes à Franceville et Okondja, comptant un peu plus de 300 employés et plusieurs entreprises sous-traitantes. En un an, les dépenses réalisées par cette entreprise s'élèvent à plus de 5 milliards de francs, soit 10 millions de dollars US.