L'échange de signatures concernant la contribution du Pnud à l'élaboration du futur document de référence pour ce qui est de la réduction de la pauvreté dans notre pays, s'est effectué lundi dernier entre le Représentant résident du Pnud, Mme Bintou Djibo et le ministre Martin Mabala.
LE ministre du Contrôle d'État et des inspections, chargé de la lutte contre la pauvreté et de la lutte contre l'enrichissement illicite, Martin Mabala, a reçu Mme Bintou Djibo, Représentant résident du Pnud (Programme des Nations unies pour le développement) au Gabon, avec laquelle il a procédé à la signature officielle du document par lequel le Pnud apporte sa contribution pour appuyer la finalisation du Document stratégique de réduction de la pauvreté (DSRP). C'était lundi dernier à l'immeuble interministériel qui abrite les services de son département.
Pour l'élaboration et surtout la mise à jour du DSRP - dont la version finale devrait être prête en juin 2005 - le gouvernement de la République a décidé de consulter les populations elles-mêmes en allant sur le terrain, dans l'arrière-pays. «Effectivement, a expliqué le ministre, on ne peut pas parler de développement durable si les populations qui sont concernées ne sont pas prises en compte ni consultées (...) Le processus participatif est très important. Car on ne peut pas adhérer à une politique si on ne la comprend pas ou si on n'a pas été associé à sa conception».
«La pauvreté ne doit pas être supportée en silence par les pauvres, a pour sa part dit Mme Bintou Djibo, pas plus qu'elle ne doit être tolérée par ceux qui disposent des moyens pour y remédier». C'est sans doute ce point de vue qui a dicté la préférence du Pnud pour le renforcement de la participation des populations cibles grâce auxquelles la communauté nationale, avec le soutien des organismes internationaux, pourra dégager les priorités et éventuellement mieux répondre aux besoins de ces populations pauvres.
Le Pnud avait en effet répondu favorablement à la demande des autorités gabonaises, a dit le Représentant résident, pour appuyer ce processus qui constitue la troisième action à réaliser pour l'élaboration du DSRP, les deux premières - l'élaboration du cadre macro-économique et l'enquête quantitative sur le profil national de la pauvreté ayant quant à elles bénéficié de l'appui respectif du FMI et de la Banque mondiale.
ÉCHANGE DE CIVILITÉS• L'enveloppe de 75 millions de francs que le Pnud met à la disposition du Gabon, au titre de sa participation, servira donc à collecter les informations auprès des populations, dans une démarche visant à renforcer le processus participatif. Certaines étapes de arrière-pays avaient déjà été faites. D'autres seront très prochainement réalisées parles agents affectés à la réaction du DSRP. «J'ai noté, depuis votre prise en charge de ce volet, a dit Mme Djibo l'endroit du ministre, tout votre engagement pour dynamiser cette consultation populaire, et lui donner par la même occasion tout le sens attendu d'elle par l'ensemble des acteurs nationaux et des partenaires. Permettez-moi de vous encourager, a-t-elle ajouté, et vous assurer tout notre soutien et notre disponibilité à vous accompagner dans l'accomplissement de cette lourde responsabilité».
Pour sa part, parlant au nom du gouvernement de la République et particulièrement au nom du département de la Lutte contre la pauvreté, le ministre Mabala a tenu à «remercier très sincèrement (Mme Bintou Djibo) pour tout ce que le Pnud fait à l'endroit du gouvernement (...) Vous venez de poser là un acte très important pour le développement de notre pays, a-t-il ajouté, parce que vous manifestez votre réelle volonté de toujours soutenir le Gabon dans sa marche vers le développement durable.
Cette contribution du Pnud vient s'ajouter à celle de l'État gabonais lui-même et à celles d'autres partenaires. «Nous travaillons en partenariat ou chacun donne sa quote-part pour faire avancer les choses, a encore expliqué le ministre Mabala. À nous de faire bon usage de cette énorme somme d'argent que le Pnud met à notre disposition».
Le geste du Pnud est d'autant plus important, a enfin dit le ministre, que ce n'est pas la première fois que cette structure vient en aide au Gabon en ce qui concerne des problèmes aussi importants de développement humain dans notre pays.