Les services techniques compétents de l'administration sont à la disposition des intéressés pour le suivi des mesures adoptées par les autorités. Des sanctions prévues par les Nations unies seront infligées aux hors-la-loi.
LE ministère de l'Economie forestière a convié, avant-hier sur ses installations, le parlement, le patronat et les administrations publiques et privées à une réunion sur le programme ozone.
En fait, il s'agissait pour les deux parties évoquer avec « toute l'attention qu'il convient désormais d'accorder à l'évolution du Protocole de Montréal au plan national ».
D''entrée de jeu, le secrétaire général du ministère de l'Economie forestière, Michel Mbomoh Upiangu, a annoncé que le 1er janvier 2005 devait être considéré comme un tournant décisif du processus d'élimination des substances appauvrissant la couche d'ozone (SAO), dont la date butoir est fixée au 1er janvier 2010.
Le gouvernement demande donc aux acteurs nationaux, impliqués dans ce processus, de se conformer aux directives du Protocole de Montréal, sous peine de sanctions prévues par les Nations unies.
Il faut dire que le Gabon, à l'instar des autres Etats membres des Nations unies, est particulièrement attaché au respect des engagements souscrits dans le cale de ce protocole, singulièrement ceux relatifs à la stratégie d'élimination totale des SAO sur le territoire national.
L'engagement du gouvernement maire aboutir les fondements même de cet accord international s'est concrétisé par l'adoption de deux arrêtés portant réglementation de la gestion des SAO.
Bien plus, en octobre dernier à Libreville, l'ensemble des Etats membres de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cémac) a adhéré à un cadre réglementaire commun y relatif. A ce titre, chaque pays s'est engagé à réduire puis à éliminer totalement et de manière significative et continue ses importations de SAO. Cette élimination doit se faire selon le calendrier et sur la base des quotas clairement établis. par la communauté internationale, sous la houlette du Programme des Nations unies pour l'environnement (Pnue).
A titre de rappel, le Pnue a arrêté de manière consensuelle l'échéancier d'élimination de certaines substances jugées dans l'immédiat plus destructives de la couche d'ozone, ainsi que les quotas à prescrire comme suit :
- 50% de réduction des importations au 1er janvier 2005 ;
- 85% de réduction au 1er janvier 2007 ;
-100% de réduction au 1er janvier 2010.
La réunion d'avant-hier entre le ministère de l'Economie forestière, le parlement, le patronat et les administrations publiques et le secteur privé visait a sensibiliser en amont les importateurs qui. constituent le maillon principal de cette stratégie d~élimination, mais également tous les autres maillons de la chaîne de distribution des SAO au Gabon.
« Notre rôle est d'appeler leur attention dans l'exécution de la mission qui leur incombe désormais, aux côtés de l'Etat, afin de veiller strictement aux prescriptions réglementaires des cadres législatifs nationaux et de la sous-région », a expliqué M. Mbomoh Upiangu.
Ces dispositions techniques et réglementaires qui ressent dorénavant la stratégie gabonaise d'élimination des SAO, se traduira par la publication d'un arrêté du ministre en charge de l'Environnement, sur les quotas des produits à importer en début de chaque année, et ce jusqu'en 201. Ce texte sera pris dans un cadre de coopération et de collaboration avec les services techniques compétents de l'administration.
Par ailleurs, il sera exercé un suivi des actes assignés aux départements ministériels habilités à fournir les quitus concernant les importations.
Les principaux importateurs sont priés de se rapprocher, dès à présent, des services techniques compétents pour le suivi des mesures adoptées par le gouvernement.