LA première session ordinaire du Conseil économique et social (CES) pour l'année 2005, axée sur le thème "La microfinance comme levier de la lutte contre la pauvreté"; s'est achevée hier, à la cité de la Démocratie, après deux semaines de travaux.
Dans son discours de circonstance, le président de l'institution, Me Louis-Gaston Mayila, a exprimé la satisfaction du CES, notamment lorsqu'il s'est agi d'auditionner Jean-Baptiste Ongolo Allini, Jean-Felix Mamalépot et Antoine Yalanzèle, respectivement directeur des institutions financières à la direction générale de l'Economie, gouverneur de la Banque centrale et directeur général de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS).
M. Yalanzèle s'est appesanti sur la marche et la restructuration de la CNSS, tandis que MM. Ongolo Allini et Mamalépot ont, par leurs explications; permis aux conseillers économiques et sociaux de renforcer leurs connaissances en matière de réglementation de la microfinance telle qu'élaborée par la Commission bancaire de l'Afrique centrale (Cobac).
MM. Ongolo Allini et Mamalépot, ont tenu en haleine leurs interlocuteurs, en exposant sur les performances de cette activité dans les pays de la Cémac, de sa croissance dans la sous-région, des taux d'intérêt pratiqués par les banques primaires, et tout l'intérêt qu'il y a pour notre pays, de voir les Gabonais s'investir dans la microfinance.
Ce concept se définit, selon Me Mayila, comme une activité exercée par des entités agréées n'ayant pas le statut de banque ou d'établissement financier tel que défini à la convention du 17 janvier 1992, portant harmonisation de la réglementation bancaire dans les Etats d'Afrique centrale.
Ces entités pratiquent, à titre habituel, des opérations de crédit et/ou de collecte de l'épargne, et offrent des services financiers spécifiques, au profit des populations évoluant pour l'essentiel en marge du circuit bancaire traditionnel.
S'appuyant sur l'étude de la Cobac, le président du CES a dit que les établissements de microfinance sont de trois catégories. La première catégorie regroupe les EMF (établissements de microfinance) qui procèdent à la collecté de l'épargne de leurs membres, qu'ils emploient en opération de crédit, exclusivement de ceux-ci.
La deuxième concerne les établissements qui collectent l'épargne et qui accordent des crédits aux tiers.
Enfin, la troisième catégorie concerne les entités qui accordent des crédits aux tiers, sans exercer l'activité de collecte de l'épargne. «La microfinance fait reculer la pauvreté de manière fondamentale, de par son objet social et sa population cible, qui est constituée des couches les plus démunies ou économiquement faibles, mais pouvant exercer une activité qui crée et renouvelle la richesse», a déclaré Louis-Gaston Mayila qui a annoncé que durant l'intersession, le CES va examiner les problèmes de la CNSS et de la Fondation des hôpitaux de la Caisse, du réseau routier, notamment le Fonds d'entretien routier de deuxième génération, et de la politique budgétaire du Gabon. De même que l'Accord de Cotonou qui définit la manière dont l'Union européenne souhaite coopérer avec ses partenaires des ACP (Afrique-Caraïbes-Pacifique) en matière d'aide, de commerce et de politique, afin de lutter contre la pauvreté, de promouvoir la démocratie, et de stimuler la croissance économique, ou d'encourager le développement durable.