Situé dans la région de Mayumba, le permis Nyanga-Mayombé, objet du contrat, couvre une superficie de 2836 km2. Avec cette signature, ce sont les 3/4 du domaine pétrolier terrestre gabonais qui sont désormais attribués.
LE ministre des Mines, de l'Energie, du Pétrole et des Ressources hydrauliques, Richard-Auguste Onouviet, a foi en l'avenir du secteur pétrolier gabonais et c'est avec un plaisir évident qu' il a signé vendredi, à l'immeuble du "2 Décembre", un Contrat d'exploration et de partage de production (CEPP) sur le permis Nyanga-Mayombé, avec les sociétés française, Maurel & Prom représenté par son directeur Développement, Didier Lechartier, et sud-africaine Rockover représenté par le directeur du groupe, Stuart Mattison.
Ancien bloc MT 2000, le permis Nyanga-Mayombé couvre une superficie de près de 2836 km2.
C'est le plus méridional des blocs terrestres du domaine pétrolier gabonais et sa limite sud reste la frontière avec le Congo voisin.
Le permis Nyanga-Mayombé est situé dans la zone de Mayumba. Il est coincé entre la ligne côtière à l'ouest et la bordure du socle à l'est.
Ce bloc a été attribué à la fin de l'année 2002, sous forme d'un Accord d'évaluation technique (AET), à la société sud-africaine Rockover.
Le groupe sud-africain a été autorisé, en avril 2004 et en phase d'évaluation, à constituer un partenariat avec la société Maurel & Prorit. Celle-ci, selon les termes du partenariat, deviendrait l'opérateur de ce permis dans le cas d'une signature de CEPP.
Au-delà de la concrétisation de l'évaluation menée sur ce bloc, la signature du présent CEPP consacre aussi les aspects "flexibilité, pertinences des débats techniques et ouverture dans les négociations" expliquent les deux parties.
BÂTIR ET CONFORTER LA STRATÉGIE* Ainsi, avec la direction générale des Hydrocarbures qui mène sur le terrain cette promotion et ces négociations, la société a pu bâtir et conforter sa stratégie et, pour finir, concrétiser son projet.
Les principaux objectifs recherchés sur le permis Nyanga-Mayombé sont multiples dans la tranche allant des grès de base au grès de Gamba.
Pour ce qui concerne les grès de base, ce thème est relancé depuis la découverte du champ à terre de Mboundi, au Congo, sur le permis mitoyen de Noumbi opéré par Maurel & Prom.
La synergie ainsi créée en s'associant a cette compagnie et en lui confiant le rôle d'opérateur est une bonne vision dé la part de Rockover car elle ne peut être que bénéfique au partenariat ainsi constitué.
L'expérience acquise sur ce thème du côté congolais servant de base à la valorisation de ses possibles extensions au Gabon tout le long de la bordure du socle où se positionne résolument la société Rockover avec, du sud vers le nord et hormis le présent CEPP Nyanga-Mayombé, l'AET sur Kan, le CEPP Ofoubou-Ankani et l'AET sur M'Bindji.
Gageons que la "traque" qu'engage cette société puisse se solder par un résultat gagnant sur ce thème ou, pour quoi pas, par la valorisation d'un nouveau thème, indique un communiqué conjoint Etat gabonais-Maurel & Prom-Rockover. Pour sa part, le ministre Onouviet a dit espérer que les recherches menées actuellement sur le permis Nyanga-Mayombé vont aboutir très rapidement à la découverte d'un champ pétrolier, d'autant que le champ mitoyen situé au Congo voisin a une production de 30 000 b/j et ses réserves prouvées sont très importantes.
«Il existe un potentiel qu'il faut maintenant déterminer. Si les sociétés Maurel & Prom et Rockover ont décidé de passer de l'AET au CEPP c'est qu'il existe réellement sur ce permis un potentiel intéressant», a insiste M. Onouviet, en encouraeant les deux investisseurs à intensifier leurs premiers travaux pour que «nous soyons fixés sur les potentialités du permis. Je suis confiant et je souhaite que nous fêtions très bientôt les premiers barils de pétroles issus de Nyanga-Mayombé».
L'ACTION DU GOUVERNEMENT• En. tout cas, la recherche d'hydrocarbures dans notre pays se poursuit de manière intensive et l'aventure pétrolière gabonaise est à nouveau dynamiser par cette nouvelle impulsion de l'exploration sur des périmètres que l'on croyait plus ou riions délaissés.
Le souhait du chef de l'Etat, Omar Bongo Ondimba, de voir la production du pétrole gabonais ne plus baisser, se stabiliser au tour de 13 millions de tonnes de pétrole par an, est donc en train de se réaliser.
L'action du gouvernement, à travers le ministère des Mines, de l'Energie, du Pétrole et des Ressources hydrauliques, est d'ailleurs de ne ménager aucun effort pour en encourager les investisseurs et particulièrement ceux qui sont désireux de faire de l'exploration au Gabon en les rassurant que la destination pétrolière Gabon reste encore attractive.
Pour cela, il est demandé aux techniciens d'être inventifs et perspicaces afin de transformer cette volonté en actes.
Une tâche à laquelle la direction générale des Hydrocarbures s'acquitte honorablement en faisant preuve d'initiative, de van clairvoyance, du fout de l'effort et du travail bien fait.
Avec la signature du CEPP sur le permis Nyanga-Mayombé, ce sont les 3/4 du domaine pétrolier terrestre qui sont désormais attribués.
L'activité d'exploration dans le domaine minier de recherche pétrolière connaît depuis un certain temps un regain d'intérêt au Gabon. Plusieurs contrats ont déjà été signés cette année avec des sociétés présentes mais également de nouveaux partenaires. D'autres contrats sont en cours de négociation.
L'exploration s'effectue aussi bien à terre (onshore) qu'en mer (offshore) et en offshore profond.