Ce financement supplémentaire de l'AFD dans notre pays, a pour objectif d'appuyer l'action du gouvernement qui vise à la fois la diversification de l'économie, notamment par des infrastructures de transport, et l'amélioration des conditions de vie de la population.
LE tronçon routier qui relie le pont de l'octra et le parc à bois d'Owendo a fait, avant-hier, l'objet de la signature d'une convention de financement entre l'Agence française de développement (AFD) et l'État gabonais.
Le ministre d'État, ministre de l'Économie, des Finances, du Budget et de la Privatisation, Paul Toungui, et le directeur adjoint de FAFD, Thierry Matthieussent, ont signé, en présence de l'ambassadeur, Haut représentant: de la République française au Gabon, Jean-Marc Simon, et du ministre gabonais des Travaux publics, de l'Équipement et de Construction, Idris Ngari, une convention par laquelle l'AFD accorde à notre pays un prêt de 9,8 milliards de francs pour l'aménagement de ce tronçon.
Selon le contrat l'AFD financera la totalité hors taxes du, coût des études, dés contrôles et des travaux L'État gabonais, pour sa part, prendra en charge tous les droits et taxes afférents aux opérations.
Un mécanisme de sécurisation des règlements de la contrepartie gabonaise est actuellement à l'étude au ministère des Finances. Ces études se font «avec l'aide d'un consultant financé par l'AFD, afin d'éviter toute difficulté éventuelle lors de l'exécution du chantier», a précisé l'ambassadeur Jean-Marc Simon.
Le projet sera réalisé sous la maîtrise d'ouvrage de la Direction générale des grands travaux du ministère des Travaux publics, de l'Équipement et de la Construction. La mairie d'Owendo, les autorités portuaires, le concessionnaire ferroviaire Setrag, les transitaires, les industriels et l'ensemble des autres opérateurs de la zone seront associés à la validation finale du schéma d'aménagement retenu en termes de tracé et de type de voie.
ENTRETIEN•Plus généralement, «afin d'assurer une politique plus efficiente d'entretien du réseau routier, a promis le diplomate français, l'AFD appuiera, en complément du financement accordé, la mise en place par le gouvernement d'un Fonds d'entretien routier de 2e génération. . . ». La décision de créer ce fonds avait été prise lors du Conseil des ministres du 11 novembre dernier.
Concernant le tronçon pont Octra-parc à bois d'Owendo, chacun sait que cet axe peut être considéré comme le poumon économique du pays. Le trafic y est colossal. Il englobe aussi bien le déplacement de la population et les travailleurs de cette zone que les transports de biens et de marchandises destinés à l'importation ou à l'exportation.
Or l'étroitesse et la dégradation de la voie sont à l'origine de désagréments causés aux utilisateurs de la route et aux opérateurs économiques, pénalisant leurs activités pendant l'année, notamment en période de pluie.
L'impact de ce projet, économique et social, est tel qu'il contribuera au développement de l'agglomération de Libreville et du Gabon en général, en permettant de faciliter l'accès au port d'Owendo et à ses environs.
Enfin, le projet est destiné à accompagner le développement urbain de la commune d'Owendo, en même temps qu'il contribuera à améliorer sensiblement la circulation et la sécurité routières.
En situant le contexte de cette convention de financement, qui «complète les interventions actuelles de l'AFD au Gabon», et en précisant son objectif qui est à la fois «d'appuyer l'action de diversification de l'économie du gouvernement, par des infrastructures (...) et d'améliorer les conditions de vie de la population», M. Jean-Marc Simon a déclaré se réjouir «dé cette nouvelle étape des relations entre l'AFD et l'État gabonais, et plus généralement entre la France et le Gabon».
En réponse, le ministre d'État Paul Toungui s'est dit reconnaissant des propos du diplomate français. Cela, d'autant qu'«au cours de ses différents déplacements en France, le chef de l'État a, à plusieurs reprises, soulevé le problème du financement de ce tronçon, au cours de ses entretiens avec les autorités françaises».
Évoquant la Contrepartie financière attendue de l'État gabonais, il a émis le souhait que «la mobilisation des ressources extérieures s'accompagne; au plan national, par la mise à disposition, en temps réel, des ressources nationales liées au projet». M. Toungui a dit espérer que d'ici peu, les deux départements des Finances et des TP puissent soumettre au gouvernement les conclusions de cet accord de financement.
Enfin, l'homme a exprimé sa gratitude à l'AFD «pour avoir accepté, à la demande du chef de l'État, d'accompagner ce projet».