Le gouvernement gabonais a annoncé vendredi l'adoption d'une série de mesures destinées à remédier à l'état catastrophique du réseau routier du pays, parmi lesquelles la création d'un consortium international chargé de la construction des routes.
Adopté jeudi en Conseil des ministres, ce programme tire le bilan de l"inefficacité" du plan d'aménagement routier (PAR) du pays lancé en 1993 et s'est fixé pour objectif "une plus grande dynamisation de la politique de la route", indique le communiqué final du conseil.
Le gouvernement s'y est notamment engagé à "lutter contre le saupoudrage (...) en matière de construction de routes", à "étudier de manière approfondie le coût, à l'évidence trop élevé du kilomètre de route", à "rendre plus efficace et fluide l'exécution du budget", ainsi qu'à "alimenter de façon régulière le Fonds d'entretien routier".
En plus d'un "consortium chargé de la construction des routes, englobant les pays développés et les pays émergents", le plan prévoit la mise en place "auprès du président de la République, d'un organisme en charge de la route".
Dans son communiqué, le Conseil des ministres a lui-même reconnu l'échec du plan d'aménagement routier de 1993, relevant que les 66% du budget prévu dépensés en onze ans, soit 185,8 milliards de francs CFA (280 millions d'euros), n'avaient permis de réaliser que 27% des travaux prévus.
"Le déséquilibre observé (...) traduit clairement l'inefficacité de la dépense publique", constate le gouvernement.
Le réseau routier gabonais est très peu développé, et les quelques axes existants sont pour la plupart considérablement dégradés, rendant la circulation automobile très difficile.