L'Etat gabonais a décidé la fin, à compter du 1er janvier 2006, du monopole que détient la Société nationale des bois du Gabon (SNBG) sur la commercialisation des grumes d'okoumé et d'ozigo, a-t-on appris mercredi de source proche du dossier.
A cette date, la société, détenue à 51% par l'Etat gabonais et à 49% par des sociétés forestières, devra avoir été restructurée, conformément à l'accord de confirmation (stand-by agreement) signé en mai 2004 avec le Fonds monétaire international (FMI).
"Cette restructuration se déroulera au cours de la période transitoire allant du 15 décembre au 1er janvier 2006" et comportera "un programme de réduction des charges de la société allant dans le sens de la baisse de ses tarifs", a indiqué le gouvernement lors du dernier conseil des ministres.
Les modalités de cette restructuration restent à déterminer, de même que le système qui lui succèdera, a-t-on précisé de source proche du dossier.
Jusqu'ici, la SNBG détenait le monopole pour la commercialisation des grumes d'okoumé et d'ozigo, deux essences utilisées pour la production de contreplaqué.
Elle exerçait également par ce biais un contrôle technique de la qualité des grumes exportées, ainsi que des fonctions de régulation des prix et de collecte des droits et taxes pour l'Etat gabonais.
L'accord signé avec le FMI imposait un plan de restructuration de la SNBG comme l'un des deux critères de performance, susceptibles de faire annuler l'accord s'ils ne sont pas respectés.
Premier employeur privé du pays, le secteur du bois gabonais traverse une crise depuis 1998.