La municipalité poursuit les inaugurations des ouvrages d'utilité publique. La rue Ogoula lquaqua à peine ouverte officiellement à la circulation, l'édile de la capitale économique et son équipe s'en sont allés découvrir les cent premiers mètres d'une voie qui en comptera cinq cents.
Il n'est pas dans la vocation de la commune de construire des routes, cette tâche relevant, en principe de l'Etat central. Les coûts pour une telle entreprise, estimés à plus de cent mille francs le mètre linéaire de route, à Port-Gentil, sont tels que le budget communal, qui a du mal à réaliser le moindre investissement, ne peut y répondre.
Pour autant, fallait-il laisser des quartiers entiers dans l'état de sous-développement alors que les habitants y ont investi en résidences et autres édifices ? A l'hôtel de Ville, on pense qu'avec quelques moyens, on peut essayer d'apporter des réponses à ce problème. C'est ainsi que l'idée de faire, chaque année, un tronçon de voie a été mise en application.
D'où les cent premiers mètres d'une voie, réalisée par Soco-TP, qui reliera le boulevard Léon Mba à la rue Gallet, en passant par le motel "Le Massaï". Cette nouvelle voie, dont le tronçon inauguré a coûté près de douze millions de francs, va, comme l'a reconnu Robert Nzonghan, maire du 1er arrondissement, désenclaver une importante zone d'habitation.
Dans la foulée, le cortège a visité la crèche Alphonsine Odombo, toujours dans le 1er arrondissement. Cet établissement,- construit il y a quelques décennies, renfermait des matériaux contenant de l'amiante, un produit, à terme, cancérigène. Le conseil municipal en avait décidé la démolition et la reconstruction à l'identique. Ce qui a été réalisé par Satap, une PME locale.
Autre réhabilitation confiée à une PME également portgentillaise, Entreprise Marie construction, le dispensaire de la place Joseph Rendjambé. En le visitant, le maire de la commune a saisi l'opportunité pour dévoiler la plaque portant lé nom qui désignera désormais cette structure de santé, François Rissonga.
Ainsi baptisé en souvenir d'un assistant de santé dont le parcours professionnel (Certificat d'études indigènes en 1933, infirmier de 3e classe en 1936, brevet supérieur' de préparateur en pharmacie du cadre local de l'Afrique équatoriale française en 1946, etc.) a été retracé par le président Jules-Aristide Bourdès Ogouliguendé, petit-fils de l'intéressé, qui a loué les initiatives du maire et du conseil municipal qui consistent à "honorer la mémoire des dignes et illustres personnalités qui ont servi, chacun dans son domaine de compétence, dans la ville de Port-Gentil."
DAME DE COEUR • Les mêmes éloges sont venus de Julienne Nganine, prenant la parole au quartier Orovaty, au nom de la famille de Marie Bouiti Perrat, autre figure emblématique, dont l'Hôtel de Ville de la capitale économique a tenu à honorer la mémoire, en baptisant de son nom une rue construite dans le quartier où elle a vécu.
Née en 1927, Marie Bouiti, que l'on présente comme une dame au grand coeur ", a mené des combats pour l'amélioration des contions de vie de son quartier et un hommage lui avait été rendu, lors de sa mort, par le maire de l'époque (1970), Pierre-Claver Divounguy, dont Julienne Nganine a rapporté les paroles: "C'est dommage que Marie nous quitte sans goûter suffisamment aux fruits de ses doléances. Elle était venue plusieurs fois me voir pour demander l'électrification de son quartier. Elle a même adressé des correspondances à la SEEG et au conseil municipal pour le même sujet. Aujourd'hui, ces demandes ont obtenu gain de cause".
La particularité de cette voie, est l'implication des services techniques municipaux dans sa réalisation et dans son aménagement (caniveaux, bancs publics, poubelles, etc.). Joël Pono Opape, directeur technique municipal, n'a pas manqué de remercier l'édile et le bureau du conseil pour la confiance faite à son service qui a pu faire la démonstration de ses capacités à réaliser des ouvrages en régie.
Il regrettera, comme la plupart des orateurs, notamment, Joseph-Marie Mboumba, 2e adjoint au maire du 3e arrondissement, s'exprimant en langue omyènè en direction des populations, que la rue Marie Bouiti riait été réalisée que sur 222 mètres linéaires, du fait de l'obstruction de son tracé par les constrictions anarchiques des habitants du quartier. Une prochaine concertation avec ces derniers pourrait, peut-être, permettre sa poursuite.
Intervenant en dernier, Bernard Aperano, maire du 3e arrondissement, a réaffirmé la volonté de l'équipe aux affaires municipales de poursuivre son oeuvre de développement de la commune en infrastructures communautaires à même d'apporter un mieux-être aux populations.