Grâce à des placements dans des formations complémentaires et dans des emplois salariés ou indépendants, le service public de l'emploi a donné satisfaction à près de 800 demandeurs d'emplois, soir 33,3% des inscrits de 2003. Ce pourcentage était de 17,3% en 2002.
L'année 2003 a été marquée par la poursuite des efforts de stabilisation macroéconomique et d'assainissement des finances publiques. C'est donc dans un contexte de persistance du chômage, de moyens financiers réduits et de retard dans la réception des fonds nécessaires à leur fonctionnement que l'ONE et le (Fonds d'aide à l'insertion et à la réinsertion professionnelles) ont mené leurs activités de placement aux emplois et/ou aux formations complémentaires» explique, d'entrée de jeu, le directeur général de l'Office national de l'emploi, Henri-Jacob Oyono-Ngomo, secré taire exécutif du FIR, en présentant le Rapport.
Celui-ci montre que l'Office national de l'emploi continue convenablement à s'acquitter de ses missions puisqu'en dépit de la situation de chômage qui prévaut au Gabon, il a réussi à satisfaire 33,3% de demandeurs d'emplois qui se sont adressés à lui en 2003. En 2002 ce pourcentage n'était que de 17,3%.
Selon le président du Conseil d'administration de l'ONE, Augustin Messie-Engone, ce résultat a été obtenu grâce à une amélioration de la performance de l'Office, sur le triple plan de la collecte des offres ( 6,9%), du financement des formations complémentaires au bénéfice des demandeurs d'emploi ( 11,3%) et de la satisfaction des offres d'emploi (3,75% pour les embauches directes).
Le taux moyen de satisfaction des offres d'emploi par l'ONE avoisine les 60%.
Pour satisfaire un plus grand nombre d'usagers, l'Office national de l'emploi a poursuivi une stratégie gagnante : démarcher les entreprises, pour collecter plus de postes vacants et de besoins économiques de formation, explique M. Oyono Ngomo.
En 2003, l'ONE a reçu 2 399 demandes d'emploi, collecté 716 places vacantes, et financé 502 formations complémentaires
«L'excèdent de la demande d'emploi sur les places vacantes collectées illustre concrètement la situation de chômai persiste dans notre pays» a e le rapport d'activité, qui a été présenté au Conseil des ministres du jeudi 11 novembre 2004 qui «en avait pris acte».
URGENCE. «De par ses actions, la contribution de l'ONE au traitement social du chômage a été de placer 799 personnes dans des emplois ou dans des formations, soit 33,3% des nouveaux demandeurs d'emploi, ce pourcentage a été de 17,3% en 2002» souligne M. Oyono-Ngomo.
Parmi les nouveaux inscrits de 2003, on trouve des jeunes âgés de 25 à 34 ans (39%), des personnes n'ayant aucune qualification professionnelle des anciens travailleurs (67%), licenciés à 51,6% pour cause de fin de contrat à urée déterminée (CDD) et faisant partie des catégories main-d'oeuvre qualifiée spécialisée (61,5%).
En 2003, le nombre de postes vacants collectés par l'Office national de l'emploi a augmenté de 6,9% par rapport à 2002.
Les secteurs les plus pourvoyeurs d'emplois restent le BTP (Bâtiment et travaux publics, 13,1%), les services
(11,1 %) et le commerce (8,8%).
62% des places vacantes collectées exigeaient une expérience professionnelle.
L'ONE a satisfait 60% des places vacantes collectées. Les autres 40% n'ont pu être satisfaites par manque de candidats qualifiés, notamment pour des emplois à caractère scientifique, technique et industriel.
Mais en dépit de ce déficit de compétences nationales, on assiste à une forte divergence entre les demandes sociale et économique de formation.
En effet, 57% des demandes de formation émanant des inscrits (demande sociale) ont porté sur des formations dans les emplois de gestion, de communication et informatique.
Dans 55% des cas, les formations financées pour satisfaire les besoins des entreprises (demande économique) donné lieu à des placements permanents dans des emplois salariés.
La formation à l'auto-emploi a souffert d'un manque de financement pour les micro-projets.
Le gouvernement note avec satisfaction que l'ONE a doublé sa contribution au traitement social du chômage.
«Notre satisfaction est d'autant plus grande de voir qu'en dépit des moyens modiques qui lui sont alloués, l'ONE se positionne véritablement comme un outil majeur de la politique de solidarité nationale et de lutte contre la pauvreté par l'emploi. Une politique directement inspirée par le président de la République Omar Bongo Ondimba dans le cadre du Pacte national de solidarité et de développement et mise en oeuvre par le gouvernement» relève le gouvernement.
Même s'il est aussi satisfaisant de noter que l'ONE continue à satisfaire 60% des places vacantes collectées, le gouvernement déplore tout de même le fait que 40% de ces places ne puissent pas encore être satisfaites par des compétences nationales. Car il en manque dans les métiers à caractère scientifique, technique et industriel (STI).
Afin de mettre fin à cette carence de compétences STI, il est urgent d'améliorer l'orientation et la formation professionnelle des demandeurs d'emplois pour les rendre conformes aux besoins des entreprises et de l'économie nationale car, comme le note le Rapport, il existe encore une trop grande divergence entre les métiers préférés par les demandeurs de formation et ceux pour lesquels les entreprises offrent des emplois.
En effet, alors que les entreprises demandent des qualifications dans les domaines des sciences et des techniques industrielles, 57% des demandeurs de formation enregistrés à l'ONE ont souhaité recevoir des formations en gestion, information, communication et informatique. La faible proportion des demandes de formation dans les métiers à caractère STI (0,1 % pour les industries de process et 0% pour les industries du bois), est aussi due au manque de structures locales dispensant ces formations.
RENFORCEMENT. Bien que les résultats de l'ONE soient encourageants, M. Messio-Engone attire l'attention sur le fait que pour les apprécier à leur juste valeur, il convient de les replacer dans le contexte global de la performance' du dispositif national d'aide à l'emploi que sont les autres administrations et organismes publics et privés intervenant sur les marchés du travail, de l'emploi et de la formation.
«Force est de constater que la persistance du chômage dans notre pays est aussi due à la performance mitigée des autres composantes publiques et privées de notre dispositif national d'aide à l'emploi et à la formation» assure le PCA.
Afin de relever le niveau de ses résultats, l'Office national de 1 emploi souhaite des pouvoirs publics les moyens de réaliser cinq projets stratégiques:installer une agence dans chaque province ((le Conseil des ministres du jeudi 11 novembre 2004 a approuvé cette proposition), participer à la création des emplois en offrant le Conseil technologique aux PME/PMI à travers les prestations d'assistance au développement global des entreprises (PADGE), nouer avec des organismes de microfinance des partenariats visant à financer les micro-projets de ses usagers, améliorer son mécanisme de financement et celui du FIR, et bénéficier à nouveau de l'assistance technique du Bureau international du travail (BIT) comme en 1993/94, lois de sa création.
«C'est en réussissant ce double ;renforcement que les populations gabonaises pourront se débarrasser du chômage et de la pauvreté et relever le défi de la mondialisation et de la construction du grand marché de la zone Cémac qui s'ouvrira le 1er janvier 2008» avertit Augustin Messie-Engone, en appelant les pouvoirs publics à soutenir les cinq projets stratégiques de l'ONE et en souhaitant un renforcement des capacités et de-la qu alité des autres acteurs publics et privés intervenant sur les marchés du travail, de l'emploi et de la formation.
• Eclairage
L'ONE en 10 chiffres clés
CRÉÉ en 1993, l'ONE a pour vocation de CRÉÉ le fonctionnement équitable et transparent du marché de l'emploi tout en contribuant au traitement social du chômage par le biais du placement des chômeurs dans des formations et/ou dans des emplois salariés ou indépendants.
Il est chargé d'assister les personnes à la recherche d'un emploi ou d'une formation pouvant faciliter leur insertion, d'assister les employeurs pour l'embauche et le reclasse ment (interne et externe) de leur personnel, de mettre en oeuvre les dispositions spécifiques arrêtées par le gouvernement en faveur de l'emploi.
Quant au FIR, il a pour mission de contribuer à la lutte contre le chômage par la mise en place de stages spécifiques de formation en vue du perfectionnement ou de la reconversion des membres des publics cibles (jeunes diplômés à la recherche d'un premier emploi , licenciés des entreprises publiques ou privées sollicitant un nouvel emploi), en fonction des opportunités d'emplois disponibles ou potentiels.
Le rôle du FIR est de consentir des aides sous formes de financement de tout ou partie de l'organisation et de l'exécution des stages de formation établis conformément aux exigences du marché du travail, des études sectorielles sur les opportunités d'emplois disponibles ou potentiels.
Voici l'ONE en 10 chiffres clés depuis sa création :
• 33 448 demandeurs d'emploi enregistrés,
• 7156 places vacantes collectées auprès de
• 453 employeurs,
• 8194 demandeurs de formations complémentaires à financer par le FM
• 34% de taux de satisfaction des demandes d'emploi,.
• 60% de taux de satisfaction des offres d'emploi,
• 38% de taux de satisfaction de la demande de formation,
• 55% des formations donnent lieu à des placements aux emplois salariés ou indépendants,
• 32 salariés répartis entre
• 2 villes (Libreville et Port-Gentil).