Notre pays entend ainsi être en phase avec le "Protocole de Montréal pour la protection de la couche d'ozone" qui impose l'élimination progressive de toutes les substances appauvrissant la couche d'ozone d'ici 2010.
LE gouvernement gabonais a décidé d'instaurer, dès janvier prochain, des quotas à l'importation des substances appauvrissant la couche d'ozone (SAO). L'annonce en a été faite par le ministre de l'Environnement et de la Protection de la nature, Emile Doumba, au cours d'une réunion d'information et de sensibilisation sur l'application du programme ozone au Gabon, tenue avant-hier à l'auditorium du ministère de l'Economie forestière.
A travers cette décision, le Gabon entend être en phase avec les actions prises au, niveau mondial pour éradiquer les substances appauvrissant la couche d'ozone d'ici 2010, date butoir pour tous les pays de la planète.
Initié il y a quelques années par des phases de lancement, le Programme national ozone a été validé et approuvé par le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE). Et c'est dans ce contexte, et eu égard aux accords internationaux relatifs à la protection de la couche d'ozone, que le gouvernement a pris la décision d'instaurer des quotas à l'importation dès janvier 2005.
M. Doumba a expliqué aux importateurs, aux industries, aux ONG, à la société civile et aux administrations, que ces mesures s'inscrivent dans le cadre d'une stratégie internationale à laquelle le Gabon a souscrit, et qui est destinée à renforcer le cadre juridique visant l'élimination des SAO.
Les Etats membres de la Cémac réunis à Libreville début novembre dernier, ont adopté une réglementation commune dans ce sens.
Emile Doumba en a profité pour porter à la connaissance de ses interlocuteurs que 2005 sera une «année déterminante au cours de laquelle les Nations unies seront plus regardant et plus exigeant dans la surveillance de la mise en application des directives concernant la couche d'ozone dans les Etats». D'où son appel à l'adhésion de tous les acteurs concernés.
Dans cette perspective, le ministre souhaite une coopération pleine et entière pour la réussite de cette entreprise afin que le Gabon se situe les pays qui auront honoré engagements à l'échéance de 2010.
De plus amples explications sur la réglementation en vigueur ont été données séance tenante aux participants par les techniciens en la matière, à savoir: Albert Rombonot, point focal, et Maryse Mouenkoula, consultante.
La science a prouvé que les émissions de substances chimiques fabriquées et utilisées par l'homme tels que les halons, le bromure de méthyle et d'autres substances qui appauvrissent la couche d'ozone sont responsables de la destruction du segment protecteur de la haute atmosphère, connu sous le nom de "couche ozone".
La communauté internationale a compris la gravité et l'urgence du problème posé par la destruction de la couche d'ozone et a pris des mesures décisives.
Depuis 1987, plus de 160 nations se sont engagées à lutter contre ce problème en ratifiant le Protocole de Montréal.
Ce traité sur les SAO appelle chaque pays signataire ou "partie" à entreprendre des actions concrètes pour réduire ou éliminer la production et la consommation des SAO selon un échéancier convenu.
Le Programme ozonAction du PNUE facilite la coopération bilatérale et multilatérale aux niveaux global et régional à travers des réseaux.