Le Service-conseil pour l'investissement étranger (FIAS), un sous-organisme de la Banque mondiale spécialisé dans l'étude de l'environnement des investissements, présente aujourd'hui ses premières conclusions sur les obstacles à franchir pour instaurer un véritable climat des affaires dans notre pays.
CE matin s'ouvre à l'hôtel Intercontinental Okoumé Palace de Libreville, précisément à partir de 9h, un séminaire-atelier ayant pour objet de restituer et de valider étude dite FIAS. Il s'agit d'une étude réalisée par la Banque mondiale, par le biais de son Service-conseil pour l'investissement étranger (FIAS) portant sur le diagnostic du climat des affaires au Gabon.
Mais peut-être faut-il revenir sur le contexte de cette étude pour comprendre ce dont il s'agit réellement.
Dans le Document de stratégie de croissance et de réduction de la pauvreté (DSRP) que les experts sont actuellement en train d'affiner, il est prévu de mettre en place le meilleur environnement possible pour attirer les investisseurs privés grâce auxquels, compte tenu du désengagement progressif de l'État, du secteur
productif, notre pays pourrait mieux faire face à la crise économique en même temps qu'il pourrait mieux répondre à la question cruciale du chômage et lutter de manière plus efficace contre la pauvreté.
Pour bien cerner l'environnement que nous voulons créer au Gabon, il a paru nécessaire, pour le ministère de la Planification, d'identifier au préalable les obstacles et autres résistances qui rendent difficile l'établissement d'un climat incitatif et attrayant pour les investisseurs, notamment étrangers.
Chacun imagine que la mise en place de cet environnement absolument attractif s'impose désormais à l'ÉEat, qui pour sa part, s'est recentré sûr ses missions imprescriptibles et immuables. Cela dans une conjoncture où la baisse des ressources pétrolières a considérablement réduit la marge de manoeuvre de l'État.
L'étude du contexte actuel a donc été confiée à la Banque mondiale qui a naturellement mis à contribution le FIAS, sa structure spécialisée, pour établir des diagnostics sur l'environnement des affaires.
Pour le Gabon, cette étude est composée de trois parties. Une portant sur le diagnostic d'ensemble du climat de l'investissement. Une autre concernant la revue détaillée de la fiscalité d'affaires et des régimes incitatifs. Et enfin une étude relative à la réforme des barrières administratives à l'investissement.
La première partie de l'étude, celle portant sur le diagnostic d'ensemble du climat- d'investissement, vient d'être achevée. Elle traite de sept thèmes : Gouvernance et sécurité juridique, fiscalité et incitations, entrepreunariat, commerce extérieur, procédures et barrières administratives, infrastructures et coûts des facteurs, et enfin promotion et investissement.
Le cabinet d'études FIAS de la Banque mondiale va donc soumettre son premier constat aux différents acteurs pour permettre son appropriation par le maximum de personnes. Et c'est aujourd'hui que ces conclusions doivent être présentée aux administrations et aux institutions concernées, ainsi qu'au secteur privé et à la société civile. La participation de tous est d'ailleurs souhaitée pour enrichir le rapport final d'expériences les plus variées.
C'est le ministre d'État, ministre de-la Planification et de la Programmation du développement, Casimir Oyé Mba, qui est pressenti pour procéder à l'ouverture officielle de ces travaux. L'adoption du rapport final est attendue demain; peu avant 1a cérémonie de clôture avant, quant à elle, se dérouler aux environs de 12h, avec le discours d'un autre ministre d'État, celui de l'Économie, des Finances, du Budget et de la Privatisation, Paul Toungui.