Une bonne cinquantaine de ces agents qui n'ont pas pu intégrer la nouvelle entreprise née sur les cendres de la défunte Cotrab/CFG ont assiégé la mairie et le gouvernorat, à la faveur d'une marche suivie d'un sit-in, pour réclamer entre autres le paiement des allocations familiales.
L'AFFAIRE, après avoir fait grand bruit dans la capitale économique, semblait s'être tassée (du moins le croyait-on); après que les sept cents anciens employés laissés en rade au terme de la liquidation de la défunte Cotrab/CFG soient entrés en possession du paiement de leurs indemnités pour services rendus.
Voilà qu'on recommence à l'évoquer à nouveau, avec cette descente tout dernièrement dans la rue d'une cinquantaine, à la faveur d'une marche ayant abouti à un sit-in devant la mairie et le gouvernorat, contrairement à leur dernière sortie en août 2003, en se montrant à l'époque fort bruyants.
But de la manoeuvre : faire entendre de nouveau leurs voix pour réclamer cette fois-ci le paiement de la pension vieillesse, des allocations familiales et des primes de rentrée scolaire par la Caisse nationale de sécante sociale (CIVSS) ainsi que la délivrance de certificats de travail, assortis des lettres de licenciement "en bonne et due forme".
Cette énième apparition inattendue de ces anciens travailleurs de la Cotrab/CFG vient faire rebondir cette crise qui n'a que trop duré. On se souvient qu'il y a quatorze mois, le gouverneur joseph Ickamba, lors du dîner offert à sa résidence à l'occasion de la célébration des 43 ans d'indépendance de notre pays s'était employé à clarifier les choses.
Relevant que l'État avait versé au profit des concernés par cette affaire, en 2002, la bagatelle somme de 5.970.043.666 FCFA, en quatre tranches destinée à payer les arriérés de salaires et justement les indemnités pour services rendus. Concomitamment à ce versement, des certificats de travail et des lettres de licenciement leur ont été délivrés.
Et brusquement, voilà que l'affaire refait surface, contre toute attente, avec les mêmes réclamations, sur pratiquement un ton identique. Ils dénoncent une sorte de duperie organisée, dont ils se disent victimes, avec en filigrane la non-conformité des documents qu'ils ont reçus, en ce temps-là. Au motif que les procédures et la législation n'ont pas été respectées dans la liquidation de leur ancien employeur.
Tout bien considéré, la nouvelle grogne mérite qu'on s'y penche sérieusement, car elle se présente comme une épée de Damoclès suspendue sur la tête des autorités locales. Ces dernières devront, à tout prendre, trouver des voies et moyens de sortie de crise avant août 2005 - l'Ogooué-Maritime abritera la fête de l'Indépendance - afin d'éteindre une fois pour toutes, ce feu qui couve sous la cendre depuis de nombreuses années..