La société Shell Gabon envisage de stabiliser puis d'augmenter légèrement sa production de brut gabonais au cours des prochaines années, a annoncé jeudi à Libreville le PDG de la filiale du groupe pétrolier anglo-néerlandais, Franck Denelle.
"Nos études suggèrent que nous allons passer au cours des prochaines années au Gabon d'un déclin rapide de la production à une stabilisation et peut-être, je l'espère, à une croissance réaliste", a indiqué M. Denelle à l'occasion d'une rencontre avec la presse.
"Notre stratégie repose sur trois points", a-t-il précisé. "Il s'agit d'abord de redévelopper les activités existantes (...) en renforçant l'extraction dans les puits existants (...), puis de trouver de nouveaux gisements grâce à l'exploration et enfin de réduire nos coûts de production".
"Notre objectif est avant tout de stabiliser notre production", a expliqué Franck Denelle. "La croissance raisonnable que j'espère va dépendre de nos succès d'exploration (...) Même si on ne retrouvera plus les niveaux du passé, il reste encore du pétrole au Gabon", a-t-il conclu.
Avec 70.000 barils produits chaque jour, la société Shell Gabon arrive au deuxième rang des producteurs de brut gabonais, derrière le Français Total Gabon (100.000 barils/jour).
Après avoir connu un pic en 1997 avec 18,5 millions de tonnes (Mt), la production gabonaise de brut a chuté à 13,5 Mt en 2000 puis à 11,5 Mt en 2002, avant de remonter à 13,4 Mt en 2003. Selon les dernières estimations du ministère gabonais des Mines, elle devrait s'établir à 13,6 Mt en 2004.