Le bloc Epaemeno (qui donne la vie, en langue myéné), objet de la conclusion du CEPP, est situé non loin de Lambaréné.
L'ETAT gabonais représenté par son ministre des Mines, de l'Energie, du Pétrole et des Ressources hydrauliques, Richard Auguste Onouviet, et la société gulfofguinea petroleum corporation Gabon (GGPC) représentée par son PCA, Brian Menell, ont signé, hier après-midi au "2 Décembre", un contrat d'exploration et de partage de production (CEPP) sur le permis Epaemeno (qui donne la vie, en langue myéné).
Situé non loin de Lambaréné dans la province du Moyen-Ogooué, le permis Epaemeno, ancien bloc on shore JT 2000, a une superficie de 1339,31. km2.
Il est limité au nord par le bloc GT 2000, objet de l'accord d'évaluation technique signé avec la société chinoise Sinopec ; au sud par le permis Awoum opéré par la compagnie pétrolière Shell Gabon qui vient d'y réaliser,deux découvertes ; a l'est par le bloc Mbindji, objet du dernier accord d'évaluation technique signé le 10 novembre dernier avec la société Perenco.
VOLONTÉ MANIFESTE• La compagnie pétrolière Elf Gabon, devenue Total Gabon, qui en était le dernier opérateur, avait rétrocédé ce bloc pour des raisons de prospectivité risquée, l'exploration s'étant soldée par des résultats pétroliers peu encourageants.
Le thème grès de base dont l'intérêt est relancé; par ailleurs, en constitue l'un des objectifs associés au thème Gamba Dentale (réservoir pétrolier).
Avec cette signature; la société Gulfofguinea petroleum corporation Gabon (GGPC), qui s'était déjà positionné dans le bassin offshore avec la conclusion, le 16 février dernier, du contrat d'exploitation et de partage de production relatif à la présence du petit gisement d'Orovinyare Est (EOV) anciennement découvert par la société Marathon, manifeste sa volonté, non seulement de traquer ce nouveau thème, mais également de s'installer durablement au Gabon.
D'où la grande satisfaction du ministre Onouviet qui estime, à juste titre, que la politique d'ouverture prônée par le chef de l'Etat, Omar Bongo Ondnimba, continue de porter des fruits.
«Mon souhait est qu'en 2005 nous fêtions la première tonne d'huile que vous allez sortir de terre», a-t-il déclaré avec enthousiasme en s'adressant à la hiérarchie de GGPC.
L'attribution de bloc Epaemeno renforce l'occupation du domaine pétrolier terrestre gabonais.
«L'aventure pétrolière de notre pays est loin d'être terminée», a expliqué le ministre Onouviet pour qui la solution d'avenir du secteur pétrolier gabonais réside dans la recherche. C'ést pourquoi le gouvernement encourage l'intensification de la recherche dans le domaine pétrolier gabonais, fait en sorte que le travail de recherche se poursuive et que de nouveaux permis soient accordés à des investisseurs crédibles.
AVENIR BRILLANT "Qui donne la vie" (nom du permis Epaemeno) est, selon M. Onouviet, «un bon signe, un signe encourageant, un signe de dynamisation». .
«Le Gabon nous a ouvert ses portes et notre coopération se porte bien», a relevé un responsable du groupe canadien, ajoutant que «l'avenir pétrolier du Gabon est brillant selon nos études».
«Nous ne ménagerons aucun effort pour faire bouger les choses. Dans deux semaines, nous allons présenter le travail initial effectué sur ce champ», a affirmé le PCA de GGPC, Brian Menell, ajoutant que «dans les 14 pays africains ou nous sommes présents, le Gabon est le plus désirable. Nous allons ouvrir, début 2005, un bureau au Gabon. Ce sera un bureau pour toutes nos activités dans la sous-région».
Le Gabon a produit 13,400 millions de tonnes de pétrole en 2003. Les prévisions de 2004 indiquent une production de 1,600 millions de tonnes de pétrole.
«Nous produisons actuellement 280 000 barils de pétrole par jour ; notre objectif est d'atteindre les 300 000 barils», a encore déclaré Richard-Auguste Onouviet en assurant que la diversification des partenaires économiques du Gabon «n'est pas un vain mot mais une réalité palpable».
Gulfofguinea petroleum corporation est une société canadienne établie en Afrique du Sud.
Elle est présente dans 14 pays africains.