Le ministre des Affaires sociales, André Mba Obame s'est dernièrement félicité, face aux députés, de la reprise dans le budget de l'État des actions de protection sociale envers les indigents. Un chapitre où seront inscrits 1 500 000 000 F CFA dans le budget 2005. Celui-ci s'élève globalement à 10 331 100 000 F CFA.
LE budget du ministère de la solidarité nationale, des Affaires sociales, et du Bien-Être sera en hausse en 2005. La hausse interviendra, notamment, dans le volet investissement et sera de l'ordre de 1 600 000 000 F CFA. Ce qui élèvera le budget global dudit département à 10 333 100 000 F CFA dont 2 milliards pour l'investissement et 8 331100 000 F pour le fonctionnement. Le patron de cette administration placée parmi les priorités par le chef de l'État, M. André Mba Obame, était dernièrement l'hôte des députés membres de la Commission des finances, du budget, et de la comptabilité publique pour défendre ces principales articulations budgétaires de son ministère.
Face à l'honorable Luc Oyoubi (président de la Commission des finances) et ses collègues, le ministre Mba Obame a .souligné que le budget de fonctionnement de son département, sera essentiellement réparti entre les salaires journaliers et les cotisations CNSS, les prestations sociales aux indigents, les pensions des contractuels, les aides et secours, le fonctionnement de la Caisse nationale de garantie sociale (CNGS) etc.
L'hôte des députés a précisé que pour l'exercice 2005, les dotations de fonctionnement de la CNGS s'élèveraient à 3 616 000 000 F CFA. Lesquelles pourraient être réparties entre la subvention de fonctionnement (1200 000 000 F), les prestations sociales aux indigents (1500 000 000 F), les pensions aux contractuels (916 000 000 F). À cela il faudra ajouter les subventions aux organismes publics personnalisés (1200 000 000 F)...
Au niveau de ce dernier chapitre, le patron de la Solidarité nationale a dit que la dotation est destinée au "fonctionnement régulier" et permanent des services de la Caisse nationale de garantie sociale. Il s'agit du siège de l'institution à Libreville et des quatre délégations provinciales à l'intérieur du pays (Franceville, Port-Gentil, Mouila et Oyem).
CONTEXTE ÉCONOMIQUE DIFFICILE • André Mba Obame s'est félicité. de-la reprise au budget dé l'État, à hauteur de 1 500 000 000 F CFA, des actions de protection sociale envers les indigents. «Cette mesure, a-t-il dit, témoigne si besoin en était, de la volonté du chef de l'État et du chef du gouvernement de réduire la fracture sociale par une meilleure redistribution du revenu national.» Cette dotation devrait permettre à la CNGS d'effectuer, de manière régulière, le paiement des prestations sociales à partir des "modalités particulières" (à déterminer) susceptibles de favoriser l'accès du plus grand nombre de compatriotes à ces prestations...
Malgré une augmentation de 1 600 000 000 F au niveau du budget d'investissement, le ministre de la Solidarité nationale, a relevé le caractère insuffisant de celui-ci et déploré le fait que le ministère de la Planification a inscrit très peu de nouveaux projets. Cela malgré le statut prioritaire de son département. Dans tous les cas, ces dotations serviront essentiellement, outre l'achat d'appareillages des personnes handicapées, aux travaux de construction de plusieurs structures à caractère social, aussi bien à Libreville qu'à l'intérieur du pays.
En outre, tout en reconnaissant le contexte économique difficile du Gabon, André Mba Obame a sollicité de la part de la Représentation nationale, une attention particulière sur le dossier relatif au recensement des personnes handicapées. De même, le ministre a souligné qu'afin de mieux cibler les besoins et mener des actions efficaces, les services de son ministère doivent disposer de données fiables et récentes sur les indigents et les personnes handicapées. Les derniers recensements remontent à 1997. Tout compte fait, le coût de cette opération est évalué à 250 millions de F CFA...
Il revient aux députés d'apprécier. Tout en sachant que le ministère de la Solidarité nationale, des Affaires sociales, et du Bien-Être a pour missions essentielles de concevoir et de veiller à la mise en oeuvre de la politique de lutte contre l'exclusion, susceptible de réduire la fracture sociale et de favoriser une meilleure redistribution du revenu national.