La Banque mondiale, qui apporte une assistance technique au Gabon, devrait permettre à tous de connaître cette initiative.
Un séminaire sur l'initiative de transparence pour les industries extractives (EITI) a été ouvert vendredi à l'immeuble Arambo par le ministre d'Etat aux Finances, Paul Toungui, en présence de Mme Silvana Tordo,représentant-résident de la Banque mondiale au Gabon.
Organisée par le ministère des finances en collaboration avec la Banque mondiale (BM), cette rencontre avait pour but d'expliquer aux participants l'EITI, son importance dans notre pays et comment pourrait-on la mettre en oeuvre.
A l'évidence, l'EITI est une initiative à laquelle participent de nombreuses parties, telles que les gouvernements les organisations internationales, les ONG, les entreprises et les investisseurs, ainsi que les organismes commerciaux et industriels de chaque pays.
«Elle a pour objet de s'assurer que les recettes des industries extractives contribuent à un développement durable et à la réduction de la pauvreté», a dit Paul Toungui.
L'EITI présente des règles sous forme de pratique à l'intention des gouvernements des pays d'accueil, des sociétés et des tierces parties indépendantes pour la divulgation des paiements et recettes associées aux industries extractives.
Pour le Gabon, "l'EITI cadre avec la vision des autorités du pays"en tête desquelles le président de la République qui, en collaboration avec la communauté financière internationale, a initié et mis en place un train de mesures visant à la transparence de la gestion des ressources publiques dans un contexte de bonne gouvernance.
En effet, Omar Bongo Ondimba a réaffirmé à la Banque mondiale l'engagement de notre pays de mettre en oeuvre les mécanismes de transparence, en considérant la transparence comme élément essentiel pour le développement et la réduction de la pauvreté.
Le gouvernement a donc demandé une assistance technique à la Banque mondiale pour préparer les mécanismes nécessaires de suivi et d information du public.
Selon Paul Toungui, notre pays adhère à une gestion des ressources pétrolières avantageuse. Dans cette perspective, a-t-il ajouté, la transparence et la bonne gouvernance des recettes pétrolières doivent être des préoccupations de tous les acteurs du pays. A cet égard, la société civile, le gouvernement et les sociétés pétrolières devraient contribuer à la réussite de cette initiative commune.
Il faut dire que depuis 3 ans, la Banque mondiale est engagée dans une revue indépendante sur son rôle dans les industries extractives. La réponse du management souligne que dans les pays ayant une faible gouvernance, les industries extractives n'ont que marginalement contribué à la réduction de la pauvreté.
Pis, le manque de transparence dans la gestion des revenus des industries extractives est une raison principale de la médiocre performance des pays. Au demeurant, l'EITI répond au programme global de la BM pour la réduction de la pauvreté et le développement durable.
Le moins qu'on puisse dire c'est que cette initiative fournit un modèle précis de transparence applicable à d'autres secteurs. Un modèle qui peut améliorer le climat de l'investissement et réduire la corruption. Elle fournit également un exemple d'engagement multipartite, agit comme un indicateur pour la transparence auprès des institutions financières internationales et des investisseurs.
Enfin, l'Initiative de transparence pour les industries extractives réduit le risque des sociétés et des investisseurs au moyen de la promotion d'une gouvernance plus stable et responsable.
A noter que la mission de la Banque mondiale doit organiser une série de rencontres avec les autorités gabonaises et certains diplomates accrédités dans notre pays.