L'expert de l'AIF, Tiburce Guedegbe, expert de l'Agence a laissé entrevoir cette perspective en marge du séminaire de sensibilisation et d'information sur la problématique du développement communautaire au Gabon qu'il a animé vendredi dernier.
C'EST dans le souci majeur de lutter efficacement pour réduire la pauvreté dans notre pays que e ministère en charge de la Lutte contre la Pauvreté, dirigé par Martin Mabala, est entré dans une phase de recherche des stratégies de lutte contre la précarité qui touche de nombreuses personnes dans notre pays.
Cette recherche des solutions adéquates à la réduction de la pauvreté se matérialisé aujourd'hui par la présence de Tiburce Guedegbe, un expert de l'Agence intergouvernementale de la Francophonie (AIR Ce dernier est venu présenter aux responsables gouvernementaux, représentés par le ministère en charge de la lutte contre la pauvreté, ceux des collectivités locales de la société civile, le nouveau partenariat du développement communautaire en zone rurale et périurbaine.
Tiburce Guedegke, responsable des projets de coopération chargé du Programme d'appui au développement local à la direction du développement social et de la solidarité de l'Agence intergouvernementale de la Francophonie (AIF) a eu un entretien avec le ministre Martin Mabala, en charge du Contrôle d Etat et des Inspections, de la Lutte contre la pauvreté et de la Lutte contre enrichissement illicite.
Ensuite, l'expert de l'AIF a animé, vendredi dernier, à la mairie du 1er arrondissement de Libreville, un séminaire de sensibilisation et d'information sur la problématique du développement communautaire au Gabon.
OBJECTIFS. Ce séminaire basé sur le Programme d'appui au développement local (PADL) a eu lieu, en présence des responsables du ministère de la Lutte contre la pauvreté, représentant le gouvernement, des responsables des collectivités locales et des membres des associations et des organisations non gouvernementales représentant la société civile. Au cours de ce séminaire, l'expert béninois de l'AIF a développé six points : les objectifs généraux du PADL; les objectifs spécifiques (axes-stratégiques d'intervention); les principes d'intervention; les obligations du gouvernement gabonais; les obligations de l'AIF et le mode opératoire.
Dans les objectifs généraux, il est question de promouvoir la démarche de planification locale comme instrument de développement à la base; de dynamiser la vie associative et d'organiser la concertation entre acteurs du développement à l'échelon local; de faciliter l'accès aux structures disponibles pour le développement et leur exploitation optimale et favoriser la coopération de l'institution avec les ONG et les associations oeuvrant pour le développement communautaire.
Les objectifs spécifiques devront contribuer à l'élaboration et à la mise en oeuvre des plans de développement local à travers une démarche participative; contribuer à la réalisation des actions prioritaires des plans de développement local y compris la mobilisation des ressources nécessaires renforcer les capacités opérationnelles des intervenants associatifs; concevoir et mettre en oeuvre un programme d'information, d'éducation et de communication (IEC). Tous ces objectifs devraient conduire aux principes d'intervention que sont le partenariat avec la société civile; le droit de regard et l'appui institutionnel du gouvernement; la synergie des forces en présence et le travail en réseau.
L'expert béninois de l'AIF a précisé que pour en arriver là, le gouvernement gabonais et l'AIF doivent répondre à certaines obligations. Pour le Gabon: la mise à disposition d'un local fonctionnel pour abriter la cellule expérimentale d'appui méthodologique; la mise en place d'un comité national consultatif chargé de veille et de suivi; la désignation d'un responsable national chargé de la coordination du projet et l'appui institutionnel. Quant à l'AIF, elle sera dans l'obligation d'équiper la cellule d'établir un contrat de prestation de services avec les organisations non gouvernementales de développement (ONGD) chargées d'assurer, pour le compte de la cellule, les activités d'appui au développement local et d'établir un programme de formation à l'intention des équipes d'animation avant d'entrer dans la dernière étape de mise en oeuvre.
ATELIER NATIONAL. Cette dernière étape comporterait plusieurs points dont l'étude de repérage (2 mois); la mission d'identification et de contact (8 jours); la mise à disposition du local par le gouvernement ou les collectivités locales; la signature d'un accord cadre entre le gouvernement et l'AIF; la tenue d'un atelier national de lancement et d'harmonisation méthodologique; la signature d'un contrat de prestation de services entre l'AIF et les ONG; l'équipement du local par l'AIF l'élaboration des premiers programmes de développement local (6 mois) et la tenue d'une table ronde des bailleurs de fonds four la mobilisation des financements.
Au terme de ce séminaire les deux parties ont retenu le principe de la tenue d'un atelier national. Un comité chargé de la préparation de cet atelier national a également été mis en place. L'expert béninois de l'AIF va se rendre dans l'arrière-pays.