Le ministre des Mines, Richard-Auguste Onouviet, a accordé à la compagnie pétrolière française le tout premier permis pour l'exploitation d'un gisement de gaz au Gabon. Le produit qui sera acheminé du centre du pays par un oléoduc long d'environ 500 km, permettra de mieux alimenter Libreville et Port-Gentil en énergie électrique. «C'EST le meilleur cadeau d'anniversaire que nous puissions faire au président de la République... ». C'est par ces mots que le ministre des Mines, de l'Energie, du Pétrole et des Ressources hydrauliques, Richard-Auguste Onouviet, à la veille du 30 décembre, a manifesté sa joie, hier à l'immeuble abritant les services de son département. C'était au moment de signer, avec la compagnie pétrolière française Perenco, une convention par laquelle l'État gabonais attribue à cette société le tout premier permis d'exploitation - à ne pas confondre avec le permis d'exploration qui a pour objectif la recherche - de gaz naturel du pays. Pour ce cas inédit, Perenco SA était représenté par son directeur de la zone Afrique du groupe, Jean-Michel jacoulot, et par le directeur général adjoint de la filiale gabonaise, Jean-Félix Obamba. La seconde particularité de la signature de ce contrat est qu'il consacre l'avènement du gaz comme autre valeur d'hydrocarbure au Gabon. Pour la première fois, les ressources gazières ne seront plus gaspillées pour alimenter des torches certes fascinantes, mais parfaitement inutiles. Le gaz ne servira pas non plus à satisfaire uniquement les besoins propres de l'opérateur, à savoir, assurer le fonctionnement de ses installations, améliorer sa production et prolonger de fait la durée de vie de ses champs. Désormais, l'exploitation du gaz par Perenco servira à fournir l'énergie nécessaire à la production d'électricité. D'abord pour la ville de Port-Gentil, et puis pour Libreville. Il n'est donc pas étonnant que ce permis soit dénommé "Ozangué", qui veut dire "lumière" en myéné. GIGANTISME EN VUE. Selon les explications fournies par la direction générale des Hydrocarbures, le gisement, d'une superficie de 45 kilomètres carrés, est situé à terre vers le centre du Gabon, dans le voisinage des champs pétroliers de Rabi, Toucan, Ganga et autres. Perenco prévoit donc la construction d'un oléoduc lo g d'environ 500 km, pour acheminer ce gaz dont les réserves, aux dires des experts des deux parties, pourront être exploitées pendant plusieurs décennies. Par cette signature qui ouvre enfin la voie à la mise en valeur des ressources gazières, le ministère des mines, de l'Energie, du Pétrole et des Ressources hydrauliques, vient encore de montrer qu'il ne se repose pas, soucieux qu'il est de répondre favorablement, et presque au quotidien, à la préoccupation du président de la République, Omar Bongo Ondimba, de voir notre pays développer toutes les ressources que recèle son sous-sol. C'est en effet patiemment et résolument qu'il a encouragé et accompagné les opérateurs du secteur pétrolier dans l'exploration et l'identification des réserves de gaz existant afin d'exploiter et de produire cette ressource, comme c'est le cas du pétrole - Rappelons qu'un permis d'exploration a été accordé il y a peu à une autre compagnie pétrolière. S'adressant aux dirigeants de Perenco, le ministre Onouviet s'est déclaré heureux de constater que cette compagnie a bien compris le message du président de la République et du gouvernement. «A ce titre, je transmets aux dirigeants de Perenco les félicitations du chef de l'Etat», a-t-il dit. A leur tour, les deux représentants de cette société ont promis de tout mettre en oeuvre pour que non seulement les forages nécessaires à l'exploitation et à la production du gaz se déroulent très rapidement, mais aussi que les infrastructures indispensables à la fourniture de ce produit soient réalisées dans les meilleurs délais. En fait, si la réalisation de ces structures débute début 2005, comme cela est prévu, le gaz pourrait commencer à être produit et acheminé dès le premier trimestre 2006.
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