Le chef de l`Etat gabonais, Omar Bongo Ondimba, a reçu lundi les représentants des syndicats qui avaient signé avec son gouvernement une trêve sociale de 3 ans pour permettre à l`exécutif de réaliser les réformes souhaitées par le Fonds monétaire international (FMI).
La rencontre avait pour but de relancer le travail du comité de suivi de cet accord qui n`a presque pas fonctionné depuis sa mise en place au lendemain de sa signature de la trêve le 26 septembre 2003.
L`accord prévoit notamment la suspension de toutes les revendications salariales dans le pays pendant 3 ans et l`interdiction de licencier des employés pendant la même période.
En contrepartie, le gouvernement s`était engagé à baisser de 15% les prix de certains produits de première nécessité, mais la décision n`a jamais été appliquée. Les travailleurs accusent le gouvernement d`avoir fait une fausse promesse aux populations.
Aucune décision n`a été prise à l`issue de la réunion de lundi. Le président Bongo a donné un délai de deux semaines au gouvernement et au comité de suivi pour élaborer un bilan à mi-parcours qui sera examiné lors d`une prochaine réunion dans deux semaines.
Le gouvernement gabonais avait conclu en mai dernier un accord de confirmation de 14 mois avec le FMI. Le document met l`accent sur l`assainissement des finances publiques et la réduction du train de vie de l`Etat pour relancer l`économie du pays dont les indicateurs sont au rouge.
C`est pour éviter des troubles sociaux pendant l`application de cet accord avec le FMI que le président Bongo a négocié et obtenu la signature d`une trêve sociale avec les syndicats nationaux.