Le gouvernement, initiateur du texte, et les parlementaires se sont accordés sur la nouvelle ossature du texte devant régir la carrière des agents de l'Etat et dynamiser l'Administration.
AU terme de plusieurs séances de discussions; d'intenses débats, de reports et autres éléments ayant ralenti son adoption, le Statut général de la Fonction publique, qui intéresse l'ensemble des agents de l'Etat préoccupés par la gestion de leurs carrières respectives, devrait dès sa prochaine promulgation, ouvrir des perspectives nouvelles pour nombre d'entre-eux et redéfinir le cadre de fonctionnement de l'Administration gabonaise.
Son adoption hier par le Sénat, après la commission mixte paritaire regroupant députés et sénateurs, est une issue positive. Laquelle est le fruit de la volonté du gouvernement Ntoutoume Emane et surtout de la détermination des parlementaires, qui ont marqué leur résolution à donner corps à l'ambitieuse révolution qui va s'opérer au sein du service public et plus précisément de l'Administration gabonaise.
Une entité de service public jusque-là très critiquée pour sa lourdeur, le pesanteurs et son manque d'efficacité et qui avait nécessité une refonte obligatoire et urgente.
Ce changement majeur annoncé à la lecture du corpus est lié aux nouvelles dispositions qui y sont contenues. Les parlementaires ont retenu la décomposition de la Fonction publique gabonaise en «six Fonctions publiques». Comme, le rappelait le président Georges Rawiri, celle-ci marque une sérieuse avancée, une claire. vision et une compréhension des lus hautes autorités politiques par rapport aux préoccupations des gabonais. «Tout en acceptant les amendements du Parlement, le gouvernement a souhaité également le maintien à l'article 18 dudit texte, des composantes ci-après : la Fonction publique d'Etat, la Fonction publique parlementaire, la Fonction publique hospitalière, la Fonction publique de l'Education, la Fonction publique locale».
Le texte adopté fixe le départ à la retraite à 60 ans, il doit permettre, à terme, un renforcement de la gestion de la Fonction publique et une simplification des procédures de gestion. Pour le président de l'Assemblée nationale, Guy Nzouba Ndama, le Statut général de la Fonction publique vise donc «à recentrer l'administration sur sa mission principale, service public et à professionnaliser, à rendre plus performante l'Administration en prenant mieux en compte, dans la gestion des activités, les particularités des différents service. Et en donnant plus de responsabilités aux agents»
C'est convaincu de cette vision partagée par les parlementaires qu'il a mis un accent particulier sur la Fonction publique parlementaire souvent méconnue dans notre pays alors «qu'elle constitue la garantie de l'indépendance et de la carrière des fonctionnaires parlementaires, dans le cadre de la mise en oeuvre dû principe de séparation des pouvoirs législatifs, exécutif et judiciaire».
C'est dans ce contexte qu'il a rendu un hommage mérité au président de la République qui, malgré les forces centrifugés qui sont toujours promptes à faire reculer d'un cran notre processus de démocratisation, a réagi en gardien vigilant de la Constitution. « Sans l'appui ferme de cette vigilance de la Constitution, cette Fonction publique qui n'est que l'application simple de l'article 46 de la Constitution aurait encore été vidée de son sens.» a-t-il conclu.