Le fonctionnement du Comité de suivi qui voit son mandat prorogé d'un an, a été au centre de la rencontre. Le gouvernement devra faire le point sur les 168 mesures relatives à cet accord tripartite.
LE président Omar Bongo Ondimba a entamé hier, lundi 17 janvier 2005, un dialogue constructif sur la trêve sociale signée, il y a un an déjà, en réunissant au palais présidentiel les, syndicats, le gouvernement et le patronat, tous signataires de cet accord.
Les discussions qui interviennent six mois après la dernière rencontre, le 14 août 2004, avec les délégués des syndicats autour des modalités de fonctionnement de Comité de suivi; ont porté sur les voies et moyens de dynamiser l'entité présidée par Martin Allini et de conforter la trêve sociale.
En effet, le bureau mis en place au terme de l'accord tripartite paraphé en présence u chef de l'Etat en vue d'une accalmie de trois ans souhaitée par la plus haute autorité politique du pays sur le front social, a du mal à fonctionner normalement. Une situation qui préoccupe les dirigeants qui avaient milite pour la conclusion de cette trêve pour conduire les négociations avec nos partenaires financiers multilatéraux en toute sérénité.
Pis, ces difficultés de fonctionnement ont été renforcées en raison de sérieuses divergences qui opposent les commissaires de la famille syndicale divisés sur des questions de leadership, et aussi par le désintérêt quelque peu affiché par les représentants du gouvernement et du patronat, présentés aujourd'hui comme étant les principaux bénéficiaires de cette " paix sociale".
DIAGNOSTIC* Au-delà, c'est davantage l'agitation observée au sein de la famille syndicale où certaines entités ailleurs posent de plus en plus la question du renouvellement du Comité de suivi qui aura milité pour cet échange constructif et utile autour u chef de l'Etat. Car, l'équipe syndicale en place depuis un an voyait son mandat arriver à terme, mais semblait de plus en plus bousculée par les autres syndicats désireux de siéger à leur tour au sein dudit Comité.
Une option qui semble, en tout cas, n'avoir pas été retenue, d'autant que cette première année a été présentée comme étant celle de «l'apprentissage» au cours de laquelle les membres du Bureau se sont attelés à tenter de mettre en place le cadre indispensable au bon fonctionnement du Comité de suivi. Cette conclusion induit la prorogation du mandat des membres du Comité de suivi. Elle a été prise après, que le chef de l'Etat eut invité es principaux acteurs signataires de la trêve sociale à dialoguer franchement, si nécessaire à « percer l'abcès», à faire un diagnostic sans complaisance du mité de suivi et partant de la trêve sociale. Une occasion que Martin Allini et les autres syndicalistes n'ont pas ratée puisqu'ils ont dénoncé le retard accusé dans l'application des mesures ainsi que les blocages enregistrés depuis la signature à l'immeuble Arambo des termes de l'accord tripartite après plusieurs semaines de négociations à la cité de la Démocratie.
RAPPORT. Il faut dire que cette décision de prorogation du mandat donne à l'actuel président et à ses collègues les coudées plus franches. syndicalistes, dont le bilan est jugé négatif au cours de la première année, devraient sans nul doute mettre à profit ce délai pour rattraper-le temps perdu et redoubler d'ardeur. Ils devraient, tout autant, pouvoir poursuivre le travail entamé en vue de l'application effective des mesures de réduction des prix des denrées de première nécessité.
Pour le chef de l'Etat qui a à coeur de ramener la sérénité dans les rangs et de faire le point sur les acquis de son initiative, la rouverture du dialogue avec toutes les parties impliquées dans ce dossier, était la bienvenue pour hâter le processus d'application des mesures et autres dispositions contenues dans le mémorandum de la trêve sociale.
Pour ce faire, le gouvernement et le Premier ministre, Jean-François Ntoutoume Emane, présents à cette rencontre, doivent, polir leur part, faire le point avec les syndicats et le patronat sur la mise en oeuvre des 168 points de la trêve sociale. Un rapport pour le moins nécessaire aujourd'hui, d'autant qu'il permettra d'évaluer le travail accompli, de corriger les -erreurs, ou encore de susciter davantage d'efforts à la suite des auditions des ministres dont les départements sont impliqués dans la trêve sociale.