Selon ces agents, l'Etat serait responsable de ce manquement, du fait qu'il n'opère pas de prélèvements sur leurs salaires.
LE Syndicat national des agents des municipalités gabonaises "Solidarité" a animé, vendredi dernier, un point de presse à l'Hôtel de ville de Libreville. Objectif : faire la lumière sur de nombreux problèmes qui minent la première municipalité gabonaise. Pour résoudre ces problèmes, le syndicat "Solidarité a sollicité l'implication personnelle du chef de l'Etat, Omar Bongo Ondimba, garant des institutions de la République.
Pour le président communal de Solidarité, Alexandre Nzengui et son secrétaire général, Jean-Baptiste Owone, la mairie de Libreville connaît depuis plusieurs années une crise sociale dans les rapports qui la lient avec la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), qui n'assure plus les différentes prestations sociales aux agents des municipalités.
En dépit du soutien de l'actuel maire, André Dieudonné Berre, la situation reste inchangée, car la dette de l'Etat vis-à-vis de la CNSS est lourde. Elle s'élève aujourd'hui à plus de 2 milliards de francs cfa, selon les responsables syndicaux.
Le bureau communal de "Solidarité" de Libreville pense que la CNSS a pris en otage les allocations familiales et la prime de la rentrée scolaire des agents municipaux, sans se référer aux dispositions du code de sécurité sociale qui ne lui en donnent le droit qu'après quatre mises en demeure. La mission principale de la Cnss, soutient le bureau communal de Libreville, étant de payer les allocations avant de prendre des résolutions.
Se référant aux deux correspondances adressées au ministre des Affaires sociales et au directeur général de la CNSS par le maire de Libreville, en septembre dernier, les agents municipaux ont fait un constat très amer. Selon eux, à la lecture de ces deux correspondances, l'Etat et non la mairie, est responsable du non prélèvement mensuel des cotisations des agents municipaux pour le compte de la CNSS pour leur reversement au Trésor public.
Suite à ce constat, le bureau "Solidarité" a adressé le 19 octobre dernier, une correspondance au président de la République, sous le couvert du maire de Libreville, pour demander son implication personnelle dans cette affaire qui pénalise financièrement les agents municipaux de Libreville, afin de trouver une issue heureuse à ce problème.
Pour éviter le problème de non versement des allocations familiales et des primes de la rentrée scolaire au compte CNSS par l'Etat, le bureau "Solidarité" propose le paiement mensuel ou 'trimestriel de celles-ci et des pensions retraite pour les agents retraités. Les montants requis étant introduits directement dans les bulletins de salaires des agents et payés par le trésor public. Cette suggestion devrait faire l'objet d'une délibération au prochain conseil municipal.
Enfin, le bureau du syndicat "Solidarité" s'est élevé contre les manoeuvres de déstabilisation de certains hommes politiques, de leur syndicat, et de l'action du maire de Libreville, consistant à améliorer les conditions d'existence des employés de la mairie de Libreville. Face à cet état de fait, le bureau du syndicat a demandé à ses membres de rester en marge de tels, comportements, et de préserver leur emploi et leur carrière.
A l'issue des négociations entre les partenaires sociaux et les autorités municipales initiées par le maire de Libreville, le bureau de "Solidarité" s'est montré rassurant quant au paiement imminent des primes de prestations sociales.