Le personnel exerçant au siège, a observé, en fin de semaine, un arrêt brutal de. travail, pour cause de baisse des salaires.
Le siège de la Société nationale du bois du Gabon (SNBG), situé au centre-ville, a connu, en fin de semaine dernière un arrêt brutal de travail de la part de son personnel. Empêchant ainsi le bon fonctionnement de cet organisme.
Selon les explications fournies par le délégué du personnel du siège, Odile Obame Ella, lors de la réunion du conseil d'administration le 29 avril dernier, il avait été décidé de l'allègement des charges de cette société. Or, «de toutes les mesures prises (pour parvenir à ce résultat, ndr), la seule qui est exécutoire depuis le mois de mai 2004, c'est celle portant sur la diminution des salaires du personnel de la SNBG», a ajouté Mme Obame Ella. C'est pourquoi, un préavis de grève avait été déposé par le personnel depuis le 1er juin dernier. Celui-ci n'avait pas été levé, même si les agents continuaient à travailler, a expliqué le délégué.
Le mouvement d'humeur de la semaine dernière est donc une invite à la négociation. Dans le cas,où la direction restait sourde, le mouvement pourrait se durcir et être suivi à Owendo et Port-Gentil, a menacé le délégué.
Pour Jean-Prosper Moussouamy, manager de la SNBG, la direction générale a été surprise par cet arrêt brutal de travail d'une partie du personnel du siège, entravant ainsi la. liberté d'aller et de venir des agents non grévistes.
En effet, son étonnement est d'autant plus grand que les délégué du personnel de la SNBG du siège et du centre technique de l'Estuaire avaient introduit à son bureau un cahier de doléances, une demande d'information à la direction générale concernant un point précis, à savoir l'applicabilité des mesures de réduction des char&es~décidées far le conseil d'administration du 29 avril 2004.
Face à cette demande, la direction n'est pas restée inactive. Elle a organisé une réunion le 26 octobre 2004, en y ajoutant deux points qu'elle estimait importants à faire partager aux personnels à travers leurs représentants, à savoir, "la situation de trésorerie de la société" et "les conclusions à mi-chemin de l'étude menée par la Banqué mondiale".
C'est ainsi que "la direction générale a tenu à rappeler aux uns et autres que les mesures d'abattement pratiquées sur les salaires, à savoir 5% pour les agents d'exécution, 20% pour ceux de maîtrise et 15% pour les cadres, découlent du plan de réduction des charges arrêté par le conseil d'administration et communiqué au Fonds monétaire dans le cadre des mesures d'assainissement de notre économie, et qu'il ne nous était, par conséquent, pas possible d'y revenir sans mettre en péril l'entreprise» , a précisé le directeur. van d'ajouter : "Le mouvement d'humeur observé est donc sans fondement, car les salaires étant régulièrement versés, la direction générale demeure ouverte au dialogue et invite les agents grévistes à reprendre le travail" a conclu M. Moussouamy.