LE projet de réhabilitation des statistiques nationales agricoles est entré dans sa phase pratique depuis plus d'une semaine.
Dénommé TCP/Gab/2906 (A)"ce projet est initié par la FAO (Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture).
Les techniciens agricoles sont à pied d'oeuvre pour tenter de fournir aux services du ministère de l'Agriculture, de l'Elevage et du Développement rural des statistiques apicoles fiables. Les provinces choisies sont: l'Estuaire, le Haut-Ogooué et le Woleu-Ntem.
Selon Lucien Assoumou, chef du service des statistiques agricoles, «le projet vise la réhabilitation du système des statistiques agricoles gabonais, afin d'apporter un appui à la mise en œuvre des programmes de lutte contre la pauvreté et de sécurité alimentaire».
L'assistance technique de la FAO portera sur la réhabilitation et le renforcement du service des statistiques agricoles et ses antennes provinciales, le développement d'une infrastructure et d'un système de gestion de 1 information agricole de base.
II s'agira pour les services compétents, de mettre en F lace une base de sondage sur é secteur agricole rural la conception et le test de méthodologies d'enquêtes et de collecte adaptées au contexte national.
Sur le terrain, les techniciens du ministère de l'Agriculture travailleront de concert avec les exploitants agricoles, dans leurs champs, afin de déterminer la culture et la quantité produite par chaque exploitant.
En d'autres termes, "le travail consistera à mesurer les parcelles mises en valeur par les exploitants, à évaluer les rendements des uns et des autres, et à relever les caractéristiques individuelles sur les actifs agricoles, c'est-à-dire faire une évaluation des âges des exploitants agricoles.
Le projet "TCP/Gab/2906 (A) " est né du constat selon lequel les données statistiques agricoles sont insuffisantes à l'heure actuelle et peu fiables dans notre pays.
En effet, les données structurelles du secteur agricole gabonais proviennent d'un recensement agricole réalisé au cours de la période 1974-1975.
En clair, ces résultats sont devenus aujourd'hui obsolètes. Pis, depuis 1968, aucune enquête de production agricole objective n'a été menée sur le terrain.
«Ainsi, d'année en année, des difficultés grandissantes apparaissent pour évaluer les récoltes des différentes saisons agricoles», déplore le chef du service des statistiques agricoles.
A l'évidence, il existe un besoin effectif et spécifique en matière de statistiques et d'information agricoles dans ce domaine donnée de suivi de la campagne agricole (pluviométrie, état des cultures, etc.), prévisions des récoltes des cultures vivrières, bilan alimentaire prévisionnel, suivi des marchés (prix et niveaux d'approvisionnement).
Toutes ces informations contribueraient à anticiper les déficits de la production agricole nationale par rapport à ,la consommation, a définir les actions à entreprendre et les moyens nécessaires à leur mise en oeuvre pour faire face aux crises alimentaires et nutritionnelles".
A noter enfin que, avant d'entrer dans sa phase pratique, le projet "TCP/Gab/2906 (A) a permis au Gabon d'acquérir plusieurs équipements.
Et dans un avenir proche, il est prévu, pour deux cadres agricoles gabonais, un voyage d'études approfondies de 4 mois à l'ENSEA à Abidjan (Côte d'Ivoire) et un voyage similaire à Rome (Italie) pour un cadre.
Mieux, il est prévu un atelier d'initiation des décideurs à l'accès et à l'utilisation du système de gestion de l'information, une enquête annuelle de production et une enquête sur le suivi des marchés.