Le ministère de l'Éducation nationale pourra jouer un rôle important dans le processus de définition des modules de formation liés aux nouveaux métiers nés avec la création des parcs nationaux.
DANS l'objectif de susciter auprès des étudiants des vocations pour les nouveaux métiers liés au fonctionnement des treize parcs nationaux,, créés récemment sur décision du chef de l'Etat en date du 30 juin 2003, la jeune Chambre internationale Gabon (JCI) a organisé, dernièrement, à l'intention de ces derniers une conférence sur le thème de ces nouvelles entités économiques.
Les principaux animateurs de cette rencontre qui entrait dans le cadre de la 10e convention de la JCI-Gabon, MM. Omar Ntougou et Franck Ndjimbi (adjoint au secrétaire permanent du Conseil national des parcs nationaux (CNPC) et Franck Ndjimbi, directeur de la Communication ont, après avoir fait la genèse de cette création, présenté les caractéristiques de chacun des parcs nationaux, véritable mosaïque impressionnante où cohabitent les gorilles, les éléphants, les hippopotames,... Et dans lesquels vont être développées des activités comme la pêche sportive, fa recherche scientifique...
Dans leur exposé, les deux experts du CNPN ont présenté l'intérêt national des parcs rationaux, les contraintes générales du réseau des parcs, les partenaires actuels ainsi que les perspectives.
S'agissant du premier point (Intérêt national), M. Omer Ntougou devait mettre en exergue le caractère transfrontalier de certains parcs comme ceux de Mayumba, de Minkebe, des Monts de Cristal et des Plateaux Batéké ; ce qui amène inéluctablement à envisager des stratégies sous-régionales pour leur meilleure exploitation. Il s'ensuit donc que le Gabon devra mettre en oeuvre des mécanismes qui tiennent compte de ces forêts-frontières et ce d'autant qu'il s'agit des derniers grands écosystèmes forestiers naturels à l'intérêt mondial.
Mis en réseau, les treize parcs nationaux nécessitent la définition d'une plate-forme générale de. collaboration avec l'ensemble des partenaires et autres opérateurs. La réflexion ainsi menée devra déboucher, entre autres, sur une meilleure connaissance de la ressource disponible au sein de chaque parc. Ce lé n'est pas évident pour le moment en raison dé la richesse, de la diversité de chaque parc et de leur spécificité. D'où il est même souhaité d'impliquer les populations riveraines dans le processus de définition de cette plate-forme, en raison de leur connaissance de l'environnement qu'elles fréquentent.
Par ailleurs, 'les dynamiques transfrontalières" doivent être formalisées, sans pour autant sacrifier à l'enjeu de taille que constitue la sensibilisation des administrations nationales sur la nécessité d'intégrer les processus arrêtés.
En l'état actuel de mise en oeuvre des mécanismes de développement des parcs, les perspectives relatives sont aussi nombreuses que variées. Dans un premier temps, il a fallu partir d'une analyse économique et financière de l'ensemble du réseau des parcs, finaliser la réglementation dans les parcs nationaux, les délimiter et les aménager et former les acteurs du réseau.
Parallèlement à ces actions, et toujours au titre des perspectives, selon les animateurs, il faut arrêter les mécanismes de concertation entre la recherche scientifique et les ONG locales ainsi qu'un plan d'affaires pour leur financement.
De tout cela, ont reconnu les participants, il va y avoir de nouveaux métiers comme, par exemple, les juristes de l'environnement (pour la finalisation de la réglementation dans les parcs), les conservateurs dont les actuels pris dans le corps des métiers des Eaux et Forêts subiront un recyclage plus adapté aux réalités des parcs qui ne sont pas des réserves, des eco-guides et éco-gardes...
Autant d'éléments qui ont fait dire que l'un des partenaires de ce projet sera inévitablement le ministère de l'Éducation nationale pour conduire la mise en place des modules de formation en rapport avec ces nouvelles filières.
Pour Fidèle Mbazoghe, le président de la JCI-Gabon cette démarche va s'intensifier en direction des grandes écoles afin qu'elles s'approprient ces enjeux des nouveaux métiers.