Jean-Robert Menié, le porte-parole de la Coordination, sollicite l'arbitrage de Jean-François Ntoutoume Emane pour faire aboutir le protocole d'accord.
PLUS d'un mois après l'interpellation des décideurs de notre pays, les signataires de la Trêve sociale non membres du comité de suivi et regroupés au sein de la Coordination des forces syndicales libres s'en remettent au Premier ministre, Jean-François Ntoutoume Emane, en vue de l'aboutissement des accords de ladite trêve.
Le week-end dernier, ces partenaires sociaux ont, une nouvelle fois, posé la problématique de la non application de ces accords. C était au cours d'une énième rencontre avec les journalistes. Selon le porte-parole de la Coordination, Jean-Robert Menié, aucune négociation sérieuse n'a été entamée avec la Coordination pour relancer le processus d'application desdits accords.
De ce fait, la Coordination des forces syndicales libres signataires dd la Trêve sociale sollicite l'arbitrage de Jean-François Ntoutoume Emane, Premier ministre (qu'ils n'ont pu rencontrer avant-hier pour raisons de calendrier du chef du gouvernement), pour la poursuite des négociations afin de faire aboutir le protocole d'accord.
Il faut dire la coordination interprète cette longue attente «comme une volonté des ennemis du peuple gabonais et du chef de 1 Etat de faire main basse sur un facteur puissant du bien-être des Gabonais et un détonateur de la relance de nos secteurs respectifs d'activité».
Le peuple gabonais, a dit Jean-Robert Menié, attend l'effectivité de la baisse des prix des produits de première nécessité, des frais de scolarité dans nos écoles, des coûts de soins de santé, des fournitures d'eau et d'énergie électrique, etc.
L'orateur a ajouté que les différents secteurs d'activité du Gabon attendent l'application des mesures décidées dans le cadre du protocole d'accord portant Trêve sociale en République gabonaise.
En fait, ces signataires de la Trêve sociale, qui estiment que le bilan du comité actuel est catastrophique, souhaitent que ce comité rende son tablier, conformément au protocole d'accord. Ledit protocole fixe, entre autres, à une année le mandat de chacune des parties (salariés, patronat et gouvernement).
Or, de septembre 2003 à novembre 2004, «cela fait un an et deux mois que le comité que préside Martin Allini est en place», relève M. Menié.
Cette nouvelle interpellation marque la détermination de ces partenaires sociaux à mener toutes les actions pacifiques et régulières, afin de faire aboutir les conclusions du protocole d'accord portant Trêve sociale au Gabon.