Le Fonds monétaire international (FMI) a approuvé hier le déboursement de 20 millions de dollars dans le cadre d’un crédit stand-by. D’une durée de 14 mois, ce crédit vise à soutenir le programme de réformes économiques du gouvernement gabonais, a annoncé le FMI dans un communiqué.
Ce nouveau déboursement porte à 41 millions de dollars les fonds versés dans le cadre de cet accord. Il engage le gouvernement gabonais à promouvoir une croissance économique durable et à réduire la pauvreté notamment en développant le secteur non-pétrolier de son économie.
« La mise en oeuvre du programme soutenu par le crédit stand-by de 14 mois avec le Fonds a bien démarré. La performance budgétaire au 1er semestre de 2004 était en ligne avec les objectifs du programme et des progrès ont été réalisés dans la mise en oeuvre des réformes structurelles, en particulier dans le domaine budgétaire », a indiqué Augustin Carsten, adjoint au directeur général du FMI.
De fait, bien que profitant des prix actuels du pétrole, l’économie gabonaise reste fragile et vulnérable. Ainsi, le FMI conseille-t-il aux dirigeants gabonais de tirer profit des prix favorables des matières premières pour mettre en oeuvre les réformes permettant de ramener la dette à un niveau plus supportable, d’aider le secteur non pétrolier mais aussi d’user de ressources disponibles pour réduire la pauvreté tout en contrôlant les salaires et les dépenses.
Le FMI conseille également au gouvernement de réduire la dette, de renforcer la position du gouvernement dans le système bancaire et de cumuler les dépôts dans le Fonds pour les générations futures à partir des revenus supplémentaires tirés du pétrole.