Cinq jours durant, les participants vont approfondir la réflexion et adopter une stratégie sur l'avenir du Programme Ecofac qui oeuvre depuis 12 ans à la conservation et à l'utilisation rationnelle des écosystèmes forestiers et des ressources naturelles de l'Afrique centrale.
EVALUATION du programme par la présentation des activités de chaque composante, présentation des activités du Rapac, réflexion sur le cadre d'intervention du programme à partir de janvier 2005 : l'agenda de la réunion du Comité technique de suivi du programmé Ecofac (Ecosvstèmes forestiers d'Afrique centrale) est décidément chargé.
Ouverte hier au Novotel Rapontchombo, cette rencontre, la dernière de la troisième phase du programme, se tient, comme l'a relevé à l'ouverture des travaux le secrétaire général du ministère de l'Economie forestière, Michel Mbomoh Upiangu à un moment crucial du programme Ecofac, c'est-à-dire dans l'attente de la subvention devant permettre le démarrage d'une quatrième phase.
Les travaux, qui, se poursuivent jusqu'à vendredi, devront permettre aux participants venus de la sous-région et d'Europe, d'approfondir la réflexion et adopter une stratégie sur l'avenir de ce programme qui oeuvre depuis 12 ans à la conservation et à l'utilisation rationnelle, des écosystèmes forestiers et des ressources naturelles de l'Afrique centrale.
Financé par le Fonds européen de développement (FED) au titre de la coopération rée Tonale .Afrique centrale/Union européenne (UE), le programme Ecofac représente l'effort le plus important consenti jusqu'ici par un donateur, soit 60 millions d'euros, pour la conservation des richesses de la diversité biologique des écosystèmes forestiers du Bassin du Congo, qui sont un enjeu fondamental non seulement pour la planète, mais aussi pour le développement durable et la lutte contre la pauvreté des populations de la sous-région.
PERTINENCE. La pertinence de l'approche régionale d'Ecofac a été confirmée en septembre 2002 au sommet mondial sur le développement durable à Johannesburg par le lancement du Partenariat pour les forêts du Bassin du Congo.
"La volonté des pays d'Afrique centrale de faire de la gestion durable des ressources naturelles l'un des axes de leur intégration régionale, ainsi que les encouragements politiques constatés par l'adoption du Plan tic convergence et Traité de création de la Commission des forêts d'Afrique centrale (Comifac), permettent à l'Union européenne l'allocation de ressources supplémentaires en faveur de ce secteur» a expliqué le délégué de la Commission européenne à Libreville, Jochen Krebs.
C'est ainsi que 33 millions d'euros, soit environ 21 milliards de F CFA, des ressources du 9e FED seront affectés à la poursuite des activités du programme Ecofac et à un appui à la mise en œuvre du Plan de convergence de la Comifac en matière de conservation et valorisation des ressources forestières par le biais du Réseau des aires protégées d'Afrique centrale (Rapac) organe spécialisé de la Comifac pour les questions d'harmonisation, d'intégration régionale et de promotion en matière d'aires protégées.
Le nouveau programme en instruction concernera tous les pays de la zone Cémac ainsi que Sao-Tomé & Principe et la RDC.
La proposition de financement intégré les recommandations d une évaluation de la phase actuelle d'Ecofac de trois mois conduite en 2003 ainsi que d'une large consultation de tous les acteurs de la gestion des ressources naturelles, à l'occasion d'un atelier régional tenu à Kinshasa en juin 2003.
«Nous espérons que ce programme puisse démarrer ses activités dans le curant du mois de juillet 2005», a souhaité M. Krebs, en appelant à davantage d'implication et de responsabilisation des Etats, notamment budgétaires, ainsi que sur la vigilance des administrations nationales pour que les acquis de ces dernières années de travail et d'investissements sur le terrain soient sauvegardés.
Le Comité technique de suivi (CTS), qui se tient actuellement à Libreville, devra donc faire le point sur les avancées techniques du programme ainsi que sur les reliquats budgétaires disponibles pour réfléchir ensemble au moyen d'assurer une transition des activités et le maintien des acquis de terrain tout au long du premier semestre de l'année 2005.
Jochen Krebs a demandé au CTS de veiller à ce que les décisions qui seront prises pour les activités à mener avec les reliquats du FED jusqu'en juin 205 intègrent bien les montants alloués dans les budgets qu'Etat pour 2005.
VÉRITABLE LEVIER. Le secrétaire général du ministère de l'Économie forestière, Michel Mbomoh Upiangu a assuré que le Gabon continuera d'apporter son soutien au programme Ecofac pour sa contribution à la politique de conservation de ses écosystèmes.
Tout en remerciant l'UE «pour l'appui financier et technique girelle ne cesse de nous porter dans !a gestion durable e nos ressources naturelles», M. Mbomoh Upiangu s'est réjoui que d'autres partenaires au développement soutiennent les efforts de (nos) gouvernements respectifs, dans la mise en œuvre des politiques de gestion durable et de valorisation des aires protégées.
«Au moment où la communauté internationale se préoccupe, plus que par le passé, de la préservation des forêts du Bassin du Congo (...) devons-nous inscrire l'impérieuse nécessité pour nos États respectifs de relever les devis des enjeux environnementaux et d'harmoniser nos politiques de gestion des ressources naturelles, en vue de !a sauvegarde des écosystèmes forestiers de notre sous-région», a souligné Michel Mbomoh Upiangu en déclinant la politique du gouvernement en la matière, qui vise à faire du Gabon un véritable levier de la conservation dans la sous-région.