Entamée il y a un mois et demi, la grève des personnels de santé se poursuit dans tout le Gabon où plusieurs autres mouvements sociaux ont été constatés ces dernières semaines, généralement pour des revendications financières.
Depuis fin mai, le personnel de santé des hôpitaux et des centres médicaux publics, établissements permettant aux plus pauvres d'être soignés, sont en grève. Ils réclament des augmentations de salaires et de meilleures conditions de travail.
Le service minimum a été suspendu, et la moitié des hôpitaux sont toujours fermés tandis que les autres fonctionnent difficilement, a indiqué mardi à l'AFP le secrétaire général du Syndicat national des personnels de la Santé (Synaps), Jean Mouengofou Koumba.
"Nous sommes déçus par le comportement des autorités depuis le début de la grève, nous pensions que des négociations seraient ouvertes", a-t-il souligné après le Conseil des ministres lundi, qui a décidé d'appliquer la loi, à savoir notamment le non paiement des jours de grève.
En revanche, le calme est revenu à l'Université Omar Bongo (UOB) à Libreville. Début juillet, les étudiants avaient paralysé l'activité du campus pour réclamer le paiement des bourses. Ils en ont obtenu une partie et attendent le complément la semaine prochaine, selon les étudiants boursiers.
Par ailleurs, la grève entamée le 7 mai à la première chaîne de la Radio télévision publique gabonaise, la RTG1, a été suspendue en juin et juillet. Le directeur a été limogé tandis que salariés et direction devraient signer mercredi un protocole d'accord après 35 jours de négociations, a-t-on appris vendredi à Libreville de source syndicale.
De son côté, le personnel de la Société de développement de l'hévéaculture au Gabon (Hévégab), en cours de privatisation, est entré en grève le 8 juillet. Le mouvement a été suspendu trois jours plus tard en vue de négociations avec le patronat, selon le porte-parole du Comité de négociation du plan social, Cyr Nguema Mintsa.
Les employés dénoncent les licenciement abusifs et réclament de meilleures conditions de départ.
Enfin, les employés de la Compagnie minière de l'Ogooué (Comilog), qui exploite le manganèse dans le sud-est du pays, s'étaient mis en grève pendant plus de trois semaines à partir du 12 juin, principalement pour réclamer des augmentations de salaires.