Mais, soufflant le chaud et le froid, ils comptent assurer uniquement un service minimum pour permettre au patronat d'examiner sereinement les différents points d'achoppement.
APRÈS trois jours de grève, les agents de la Société nationale d'hévéaculture (Hévégab) ont décidé, hier, de suspendre leur mouvement pour permettre à la partie patronale d'examiner sereinement les différents points constituant la pomme de discorde qui opposé au personnel. Cependant, cette suspension du mouvement devrait se traduire seulement par la reprise du service minimum, pour permettre l'examen des revendications des agents, qui demandent qu'on leur accorde une indemnité incitatrice au départ appelée (bonus), le règlement de la dette d'Hévégab auprès de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) et, enfin un travail concerté et de qualité sur les listes des personnels pressentis au licenciement pour des motifs d'ordre économique, conformément à la législation en vigueur.
C'est en tout cas ce qu'adit le porte-parole du comité des négociations du plan social d'Hévégab, Cyr Nguéma Mintsa, lors d'un point-presse. Malgré cette suspension de grève, les agents d'Hévégab de Kango et de Libreville ne cachent pas leur mécontentement contre l'administrateur provisoire qui, selon eux, afficherait de l'aversion contre toute forme de concertation réelle. Attitude ayant conduit à l'altération du climat social au sein de la société, et à la rupture du dialogue social. Ce qui, ajoutent les agents, a déclenché le mouvement de grève dont la première étape, dite "psychologique" s'est achevée avec cette suspension inopinée du mouvement.
La levée momentanée de la grève à Hévévb est consécutive aux négociations menées avec les services administratifs compétents, et après concertation avec les travailleurs, le comité des négociations du Plan social, sous l'égide de la Confédération démocratique des syndicats autonomes (CDSA), et l'administrateur provisoire. Mais le comité des négociations du plan social Hévégab émet toutefois des réserves sur l'issue du conflit, si les négociations ne sont pas menées avec toute la célérité désirable. Les grévistes se réservent le droit de poursuivre le programme d'actions de leur mouvement de manière plus étendue à d'autres entreprises qui côtoient leur milieu de travail. Ceci, au cas où aucun terrain d'entente ne serait trouvé avec la direction afin de satisfaire leurs revendications, qu'ils jugent légitimes.