Les différents membres le composant se sont réunis dernièrement à la cité de la Démocratie. But: organiser le fonctionnement de l'instance et dessiner des perspectives.
SIX jours très exactement après leur installation officielle par le président de la République, chef de l'Etat, Omar Bongo Ondimba, les membres du Comité de suivi des travaux de la concertation nationale sur la trêve sociale (CNTS) se sont réunis pour la première fois en fin de semaine dernière dans la salle Ivanga de la cité de la Démocratie.
Convoquée par Martin Alini, nommé président de cette instance ayant été mise sur pied conformément aux recommandations tripartites gouvernement/syndicat et patronat du 26 septembre 2003, sur la trêve sociale voulue au plus sommet de l'Etat, par le président de la République,.Omar Bongo Ondimba,_cette rencontre s'est avérée bénéfique pour les différents membres du groupe. Des points touchant directement le fonctionnement et l'organisation internes de l'instance ayant été soulevés.
Chargés de faire le point sur le respect des accords, tout comme de veiller à la matérialisation juridique des conclusions du dialogue social... Martin Alini et les siens pensent que le travail qu'on attend d'eux sera apprécie à condition qu'ils évoluent dans un cadre acceptable, avec le minimum qu'il faut. Aussi, pour un "rendement efficient", le Comité a souhaité au cours de la rencontre de vendredi dernier qu'un local soit mis à la disposition du bureau. Cela, dans les "plus brefs délais".
Des perspectives, il en a aussi été question. Le Comité de suivi des conclusions de la concertation nationale sur la trêve sociale envisage, incessamment, de se doter d'un règlement intérieur. Il veut également se concevoir un chronogramme et un plan de travail que tous les membres choisis seront appelés à respecter pour "éviter le désordre et l'apathie"au regard des missions qui leurs sont assignées.
Ledit Comité préconise par ailleurs de mettre en place un secrétariat permanent qui sera chargé de louer, pour sa part, le rôle de passerelle entre le CNTS et l'administration.
Martin Alini est dit favorable pour qu'on "extériorise" la trêve sociale désormais considérée comme "une trouvaille et une innovation gabonaise". D'abord à l'intérieur du pays; où, il souhaiterait que des compatriotes des deux sexes soient formés pour véhiculer le message républicain sur les vertus qui entourent l'accalmie acceptée d'un commun accord et observée actuellement, pour une durée de trois ans, par les trois parties signataires de la trêve, a savoir le gouvernement, le patronat et les syndicats.
Ensuite à l'extérieur. C'est dans cette optique justement que le Comité de suivi que dirige depuis plus d'une semaine seulement Martin Alini doit prendre part aux "Journées économiques" dont le lever de rideau a lieu aujourd'hui à Paris en France. L'annonce a été faite en présence du premier vice-président Emmanuel Ondo Methogo par le président Alini qui s'est du reste défendu. A l'écouter, le Comité ne va pas en villégiature dans la capitale française. Mais pour travailler et apporter son expertise dans les discussions qui sont éventuellement prévues pour se tenir avec les partenaires économiques français.
Et surtout avec les bailleurs de fonds, comme le "Club de Paris" avec qui, explique Martin Alini, il devra s'agir de "trouver des solutions viables au problème de la dette qui étrangle le Gabon".
Pour lui, la trêve sociale que le paysage socio-économique et politique gabonais observe actuellement "consiste non pas seulement à maintenir la paix et la stabilité: elle mérite également d'être vue comme un apport, une méthode de défense des intérêts du pays et dont le principe directeur est d'attirer les investissements nouveaux : la paix et la stabilité étant plus que garanties avec la trêve signée".
Au nom du gouvernement dont il est le porte-flambeau au sein de ce Comité de suivi des conclusions sur la trêve sociale, Ondo Methogo s'est réjoui de la tenue de cette rencontre qui entre parfaitement dans le cadre des prérogatives réservées à l'instance.