Les membres du bureau du Conseil exécutif du syndicat l'ont recommandé et en ont informé le ministre de l'Éducation nationale.
AINSI donc, les enseignants membres adhérents et sympathisants du Syndicat de l'Education nationale (Sena), ont décidé de déclencher, dans les prochains jours, un mouvement de grève.
C'est à l'issue de la session du conseil exécutif, tenue conformément à l'article 12 de ses statuts que le Sena a pris la résolution de cesser le travail.
Sous la présidence de Moïse Ondo Essono, le secrétaire provincial de la province du Woleu-Ntem, ces assises auxquelles participaient les délégués (outre de l'Estuaire et du Woleu-Ntem) de la Nyanga, de l'Ogooué-Maritime, du Moyen-Ogooué, du Haut-Ogooué et de l'Ogooué-Lolo ont planché sur des préoccupations aussi bien internes à la structure qu au plan de la corporation de l'éducation.
Aux participants, la secrétaire générale du Sena, Mme Christiane Bitougat avait énuméré les points saillants autour desquels s'étaient articulés les travaux : comptes rendus des activités des bureaux provinciaux, évaluation des risques d'entrer prochainement en grève, étude et révision du budget, etc.
Ce dernier point s'est focalisé sur l'incidence des coûts de l'impression du bulletin d'information interne, "La Voix du Sena", qui vient de reparaître. Son nouveau numéro, tiré en quadrichromie, a été présenté aux membres du bureau exécutif ainsi qu'aux journalistes lors de l'ouverture du conseil exécutif.
Cette session, comme avait tenu à le faire remarquer Mme Bitougat, se tient à un moment où le monde de l'éducation connaît une certaine effervescence (dans un sens défavorable, bien sûr) avec des grèves perlées; climat que viennent détériorer davantage les atermoiements de la commission interministérielle chargée de la régularisation des situations administratives et financières des enseignants". Et cela, en dépit de la rencontre avec les partenaires sociaux du département, initiée récemment par le ministre de l'Éducation nationale, M. Daniel Ona Ondo.
En tout cas, (et c'est un truisme), beaucoup de nuages s'amoncellent actuellement dans le ciel de cette année scolaire, ont reconnu plusieurs membres du conseil exécutif du Sena. Pour ne pas dire qu'une réelle incertitude plane sur les jours à venir.
Les participants ont donc dénoncé l'attitude des responsables de l'Éducation nationale, notamment "en ce qu'ils remettent en cause des acquis obtenus de haute lutte" d'une part et fustigé "le gouvernement pour son silence devant les problèmes actuels qui minent le monde de l'Éducation ", d'autre part. Au nombre de ces .problèmes : l'absence d'une politique réelle de l'Éducation (structures scolaires obsolètes et très insuffisantes, effectifs pléthoriques, manque criant d'enseignants, manuels didactiques insignifiants, voire inexistants) et des situations administratives et financières stagnantes dont les résultats positifs sont renvoyés aux calendes grecques.