Le président Omar Bongo a réclamé samedi la conclusion d'une "trêve sociale" au Gabon, et souligné la nécessité de poursuivre l'assainissement des finances publiques, dans un discours à la nation lu à la veille du 43ème anniversaire de l'indépendance du pays.
"En cette période de crise et dans l'intérêt supérieur de la nation, je redis la nécessité d'une trêve sociale, négociée avec tous, et acceptée par tous", a déclaré le chef de l'Etat gabonais, dans ce message diffusé par la radio-télévision nationale.
Le président Bongo, a également réclamé la poursuite des efforts d'assainissement des finances publiques entrepris par le gouvernement gabonais, qui a signé en juin une lettre d'intention avec le Fonds monétaire international (FMI) en vue de la conclusion d'un accord triennal.
"Il en va de l'intérêt de notre économie, il en va de l'avancée de notre pays. Nous devons tout faire pour y parvenir", a déclaré M. Bongo, soulignant que cette rigueur ne devait "pas être subie", mais "acceptée et gérée avec dynamisme" par le gouvernement et toutes les institutions nationales.
Le Gabon, confronté au remboursement d'une dette extérieure qui absorbe la moitié de ses revenus et à un déclin de sa production pétrolière depuis plusieurs années, connaît une situation de crise économique et sociale qui se traduit par des grèves à répétition dans les secteurs public et privé.
Le président Bongo a également mis l'accent sur les déficits sociaux dont souffre le Gabon. "Le chômage, notamment celui des jeunes, la maladie, le manque de médicaments, en un mot les difficultés de la vie au quotidien sont des aspects saillants de ces déficits", a-t-il déclaré.
Le chef de l'Etat gabonais a insisté sur le fait que le Pacte national de solidarité, programme électoral sur la base duquel il avait été réélu en 1998, ne devait "pas rester un simple écrit sur papier", "au regard des difficultés croissantes des populations".
En matière de santé, le président gabonais a souligné la nécessité de dépasser 80% de taux de couverture vaccinale pour les enfants et de mettre sur pied "une véritable politique des médicaments", avec une "priorité aux génériques" dans la lutte contre le sida et la paludisme.
Omar Bongo a par ailleurs indiqué que le système éducatif devait se réorganiser avec pour objectif de conduire "chaque élève à une capacité assurée de travail à partir de 16 ans".