Ayant perçu leurs acomptes ( environ 6 milliards FCFA, sur démarrage des travaux de juin dernier, du Fonds d'entretien routier, certaines entreprises adjudicataires des marchés ont entamé tambour battant les travaux.
Pourvu qu'ils aillent à leur terme.
DE grands chantiers de travaux d'entretien du réseau routier national long (pour le moment) de 9170kms sont effectifs sur l'ensemble du territoire au lendemain du lancement de la campagne 2003-2004, après le paiement depuis juin dernier par le Fonds d'entretien routier (structure qui supporte à titre exclusif l'ensemble des dépenses liées à l'entretien du réseau routier national) des avances sur démarrage aux entreprises adjudicataires des marchés, suite à l'appel d'offres lancé par le ministère des Travaux publics, de l'Equipement et de la Construction, maître d’œuvre.
Les travaux de cette campagne concernent, outre entretien des routes non revêtues de l'intérieur du pays, à travers les quatre directions régionales des TP (Libreville (DRNO), Mouila (DRSO), Franceville (DRSE), Oyem (DRNE)) et se résumant au rechargement partiel et la remise en forme de la chaussée, l'entretien des dépendances, du réseau d'assainissement et le bouchage des nids de poules.
Le traitement des interventions d'urgence (buses effondrés, longrines de pont...) étant affecté à la régie des Travaux publics autant que ses capacités le lui permettent. Au total, 4210 km de route devraient être travaillés pour cette campagne 2003-2004 pour un coût total de près de 4 milliards FCFA.
Certains chantiers devraient durer un mois comme celui du rechargement général de la route Santa Clara (District du Cap Estérias),d'autres onze mois Lalara-Koumameyong-Booué).
EN ATTENDANT LE BITUMAGE • Sur le terrain, à l'intérieur du pays notamment, bien crue certaines entreprises traînent encore les pieds, après avoir perçu l'argent pour un total de paiement des acomptes de près de 6 milliards de nos francs et assuré l'Etat de la disponibilité de leurs engins (éléments fondamentaux du dossier d'appel d'offre), d'autres présentent déjà des signes de satisfaction au niveau de la qualité et de l'avancement des chantiers. C'est le cas des chantiers Lastourville-Leyou, en attendant le bitumage qui devrait (théoriquement) intervenir dans le cadre des Grands travaux des TP. Des couches d'essai étant déjà visibles au district de Matsatsa dans le département de Mulundu sur la route de Mounana.
Procédant, de mercredi 27 août au lundi ler septembre derniers, à l'inspection desdits travaux, plus d'un mois après leur démarrage théorique, des experts et techniciens du ministère des Travaux publics commis par les services de la direction de l'entretien des routes et le Fonds d'entretien routier (FER), ont exprimé un sentiment presque positif sur l'avancement de certains travaux. Même si l'inquiétude dans l'opinion publique réside toujours au niveau de l'achèvement des travaux. Car chacun le sait, dans notre pays, les travaux routiers, pourtant démarrés en fanfare, arrivent difficilement à leur terme (nous y reviendrons).
D'autres, par contre, dont les PME gabonaises, n'avaient même pas encore une pelle sur le chantier lors de notre passage. Ils évoquent les difficultés de transport pour l'acheminement de leur matériel vers les chantiers.
Des explications qui ne convainquent pas totalement les responsables de l'entretien routier argant que les règles du contrat sont claires et que chaque partie se doit de rendre ses responsabilités°. "Nous avons besoin des résultats et sommes prêts à sanctionner ceux qui ne remplissent pas convenablement leurs tâches", a déclaré le directeur de l'entretien des routes", Jonas Lola Mvou.
Après quelques semaines de travail donc, certains tronçons présentent un aspect engageant donnant ainsi des signes d'espoir quant à la praticabilité prochaine de ces voies.
Il s'agit notamment des axes Lopé-Kazamabika (Ogooué Ivindo)-La Wagny (Ogooué Lolo), Koula-Moutou -Mougamou-Pont Offoué(Ogooué Lolo)-Moukabou (Ngounié), Lastourville -La Leyou (Ogooué Lolo), Francevtlle-Okondja(Haut Ogooué), Makokou- Mouniangui (Ogooué-Ivindo).
MYBOTO DANS LE COEUR. • Si la plupart des travaux sur ces tronçons ne se limitent qu'au niveau des rechargements, des reprofilages rapides ou partiels avec ensoleillement mécanisé ou manuel et des remises en forme de la chaussée, d'autres chantiers qui prennent à certains endroits des allures de nouveaux travaux d'ouverture de route (généralement d'anciennes voies abandonnées) sont aussi visibles. C'est le cas de l'axe Popa-Mbigoti, une route abandonnée, complètement fermée envahie par des hautes herbes et de, arbustes, ouverte en 1997 sous le ministre d'Etat Zacharie Myboto dont les populations disent vraiment du bien et, à en croire ce riverain, "portent vraiment dans le cœur". Se considérant pour des laissés pour compte, lui et d'autres dans le programme routier, ce ressortissant du village Mouchimba n'hésite d'ailleurs pas à présenter l'ancien ministre d'Etat à l'Equipement comme l'homme qui a voulu les sortir de l'ornière, mais...
L'autre chantier de presque ouverture concerne l'axe Pont Sebé (Haut-0gooué)-Lastourville(Ogooué-Lolo), une ancienne route forestière. Où les travaux avancent normalement.
La route non achevée depuis 2001 de Malinga n'est pas concernée par ce programme d'entretien 2003-2004.
Le tronçon Mbigou-Malin à Rebe, tout comme KoutMoutou-Pana-Dienga, n'ayant pas été attribués à une entreprise.
L'inquiétude qu'expriment souvent les compatriotes au niveau de l'achèvement des chantiers reste donc de mise. Surtout quand on sait que, tributaire du budget de l'Etat, le Fonds d'entretien routier ne finance les travaux qu'en fonction des liquidités dégagées Far le Trésor. Et en ce moment Etat connaît des difficultés.