Le gouvernement gabonais a adopté son projet de loi de finances 2004 avec un budget équilibré de 1.472,4 milliards de francs CFA (2,2 mds d'euros), soit une augmentation de 94,9 mds FCFA par rapport à 2003, selon un communiqué du Conseil des ministres publié mercredi à Libreville.
Les ressources budgétaires atteignent 1472,4 mds FCFA contre 1.018 mds pour l'exercice précèdent. La baisse des ressources pétrolières de 3,8%, soit 431,2 mds FCFA, est compensée par une augmentation des recettes hors pétroles de 7%.
Les ressources d'emprunt sont également en hausse avec 507,4 mds FCFA contre 431,3 mds FCFA en 2003.
Quant aux dépenses, elles sont également en augmentation: de 63,4 mds FCFA pour les dépenses courantes, de 56,6 mds FCFA pour les intérêts de la dette, de 6,8 mds de FCFA pour les dépenses de fonctionnement et de 1,8 mds FCFA pour la masse salariale.
L'équilibre financier "tient compte de la poursuite des négociations avec le FMI, de la conjoncture économique nationale ainsi que des priorités" du président de la République, poursuit le communiqué final.
Le Gabon, qui se trouve hors accord avec le FMI depuis avril 2002, avait signé le 13 juin une lettre d'intention en vue de la signature d'un programme d'ajustement structurel triennal, appuyé par une facilité de crédit élargi.
Le FMI a reporté au moins jusqu'à fin 2003 la signature d'un accord triennal avec le Gabon.
Cette légère augmentation du budget de l'Etat intervient alors que le gouvernement et les partenaires sociaux ont signé une trêve sociale, le 26 septembre dernier en raison de la crise économique qui frappe ce pays d'Afrique centrale d'environ un million d'habitants. La croissance réelle en 2002 était de -0,2% selon le communiqué.