APRÈS les travaux en commissions, les partenaires sociaux du parapublic, privé et public se sont retrouvés hier dans la salle Mengane en plénière consacrée essentiellement à la présentation des rapports des trois commissions mises en place la veille.
Après de longues discussions la veille au sein de trois commissions "public, "parapublic" et "privé", la rencontre plénière d'hier a donc permis aux syndicalistes de confronter les trois rapports. Et d'examiner avec minutie les différentes propositions qui avaient retenu 1’attention des "commissaires" lors des discussions à huis clos.
Les partenaires sociaux ont saisi cette occasion pour tenter de s’asseoir, de manière concertée et consensuelle une nouvelle plate-forme des revendications devant être débattue en définitive avec le gouvernement. La première, soumise le 9 septembre à l'ouverture officielle des assises, ayant été jugée, à tort ou à raison, "un peu exagérée" par le gouvernement.
Puisqu'ils proposaient plusieurs mesures fortes allant de la réduction du nombre des ministres en passant par la révision à la baisse de nombre de leurs avantages, la "disparition" des Fonds communs etc. Autant de points sur lesquels la presque totalité des partenaires annoncent qu'ils resteront intransigeants.
Estimant que la satisfaction de ces revendications était présentée par les syndicats comme "un test fort qui sera si réellement nos gouvernants aiment leur pays au moment où celui-ci a besoin que l'on se sacrifie pour lui au regard de l'urgence du moment". En effet, depuis quelques années notre économie peine à décoller de façon durable. Conséquence: elle est demeurée fragile car en partie tributaire des aléas des marchés internationaux des produits primaires et des erreurs de gestion des Gabonais eux-mêmes.
Les partenaires sociaux favorables au dialogue social tripartite ont encore jusqu'à demain pour coordonner leurs points de vue et adopter leur plate-forme définitive à la rigueur qu'impose la donne financière actuelle. Entendu que la plénière prévue pour aujourd'hui a été une fois de plus reportée.