A PRÈS deux semaines de travaux, la deuxième session ordinaire annuelle du Conseil économique et social (CES) prend fin aujourd'hui à la cité de la Démocratie. Les conseillers ont travaillé au sein de quatre commissions (couverture maladie, système des retraites, crise du secteur forestier et dispense de contrôle). Ce travail a été soumis hier, au cours d'une plénière, au bureau du Conseil.
La commission "Crise du secteur forestier" a noté que la crise amorcée par la filière bois intervient au moment où la Société nationale des bois du Gabon (SNBG) est confrontée à des crises à répétition du fait, d'une part, de sa gestion chaotique dénoncée par certains cadres et exploitants forestiers, et d'autre part, à cause des fluctuations du marché international.
La non-audition de la direction générale des Eaux et Forêts et de la direction générale des Impôts n'a pas permis de faire la lumière sur la gestion de la forêt, la fiscalité forestière, la transformation des produits forestiers, l'exploitation des bois et le transport des grumes.
La commission a affirmé que le secteur forestier a toujours joué un rôle important dans l'économie nationale.
Une gestion appropriée et rationnelle des réserves du pays s'avère dès lors nécessaire pour pérenniser la ressource.
Pour sa part, la commission "Couverture maladie" a passé en revue les moyens permettant à la population de bénéficier des soins de santé de qualité, à tout moment et en tout lieu. Si en 2002, 67 milliards de francs auraient été affectés aux dépenses de santé avec 48 milliards pour le seul Etat gabonais, force est de constater que l'analyse des prestations en matière de couverture maladie se trouve aujourd'hui confrontée à une situation de sous performance des régimes de sécurité sociale existants, ce en dépit de l'investissement important réalisé par l'Etat et le secteur privé.
Tous les régimes de couverture maladie dans notre pays favoriseraient l'exclusion, dans la mesure où les critères d'accès sont de nature à marginaliser la population constituée de travailleurs à revenus moyens. Afin d'atteindre l'objectif d'une couverture médicale équitable en faveur de l'ensemble des populations vivant au Gabon, des actions préalables doivent, selon le CES, être menées l'identification des populations (immatriculation), l'instauration des cotisations au titre de la couverture maladie par tous les travailleurs, l'élaboration d'un plan national de développement sanitaire.