LES négociations de la trêve sociale ont véritablement démarré hier. Cette journée a permis d'examiner, Christiane Bitougat le secrétaire général de l'Union syndicale des administrations publiques et parapubliques (Usap), en convient, deux des nombreux points, "cadre juridique et la conservation des acquis, contenu dans la plate -forme qui avait été présentée à l'ouverture des travaux le 9 septembre dernier.
L'opportunité a été donnée aux syndicats qui n'étaient pas associés à la réunion de vendredi dernier, ainsi qu'aux autres nouvellement enregistrés, de présenter leurs cahiers de charges qui ont par ailleurs fait l'objet d'un examen minutieux.
Pour Christiane Bitougat, cet examen a permis de gommer les desiderata déjà existants dans la première plate-forme et d'ajouter ceux qui n'y figuraient pas. Elle a confirmé la mise en place au terme des premières discussions, d'un contrat tripartite gouvernement-Syndicats -patronat dans lequel seront contenues, à ses dires, les différentes propositions des salariés, des employeurs et même celles que le gouvernement viendrait à accepter."Toutes choses pour éviter les remises en cause et contraindre chacune des parties signataire à respecter les clauses établies d'un commun accord" a déclaré la patronne de l'Union syndicale. Qui a expliqué par la suite que "le point sur les acquis concernait en fait les partenaires du secteur privé".
PREALABLES
• Dans la même optique, Daniel Kombé Lékambo (Feseena/tendance éponyme) a souligné qu'à ce sujet le ministre d'Etat, ministre des Finances, Paul Toungui a assuré les syndicalistes qu'aucun salaire ne sera revu a la baisse. Mais M.Kombé Lékambo estime parallèlement que "tous les acquis ne sont pas à conserver au sein de l'administration". Il faisait, a-t-il dit, allusion aux "salaires faramineux des directeurs généraux de certaines sociétés parapubliques, aux avantages très importants des ministres, à la pléthore de certaines institutions de la République (...) Nous pensons aussi aux Fonds communs (FC)". Des points focaux sur lesquels, a t-il confié, devront se s'attarder les débats ce matin à la cité de la Démocratie où les négociations se poursuivent."Il faut dire que pendant cette journée de vendredi 12 septembre 2003, nous avons émis des préalables car nous sommes conscients qu'il s'agit de négocier mais en tenant compte de la Constitution", dixit Daniel Kombé Lekambo qui précise comme Christiane Bitougat, que "le gouvernement et les Syndicats ont décidé de s'engager sur la base d'un contrat à établir d'un commun accord qui tient compte des libertés individuelles à préserver".Confondant, expréssement la trêve avec la "mise en veilleuse" de certaines activités syndicales notamment la grève, "alors que celle-ci est reconnue constitutionnellement", le secrétaire général de la Feseena bicéphale estime que c'est là un des préalables que les patrons des Syndicats ont posé "pour éviter d'évoluer ou de négocier hors du cadre juridique". Donc hors de la Constitution.
Mais le secrétaire général du Synaps, Jean Mengomouefou a son opinion. Il pense que "les discussions en plénière ne se font pas dans le sens souhaité". Bien qu'il reconnaisse que les échanges sont " plaisants et riches" depuis hier. recherche en définitive la satisfaction des revendications du Synaps au sortir des présentes négociations. Une satisfaction qui passe par la "conservation de certains des acquis obtenus grâce à la médiation du chef de l'Etat, Omar Bongo".